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 Come break me down...

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Asphodèle Slayers

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MessageSujet: Come break me down...   Mar 29 Déc - 3:45


    Elle esquiva de justesse. Un sortilège fusa, le mur derrière elle implosa dans un bruit sourd, la soufflant dans la déflagration. Pourtant elle roulait avec la souplesse d'un chat, se rattrapant avec classe en abaissant son centre de gravité. Un éclat lui entailla la joue mais les chairs se rejoignirent immédiatement. Le souffle court. Pur réflexe. Elle eut un drôle de sourire en s'en rendant compte. Comme si le souffle pouvait lui manquer. Son corps n'avait plus besoin de ce genre de chose et pourtant dans les situations extrêmes tout se remettait à fonctionner comme si... comme si. Ses six jolies canines saillaient joliment sur ses lèvres entrouvertes. L'un d'eux l'avait déjà repérée. Si elle avait pu se servir de sa baguette elle n'aurait pas eu à fuir si lâchement. Rien que cela lui donnait des envies de meurtre. Si elle leur était bien supérieure en force elle ne pouvait rien contre leurs sortilèges de démembrement et de lumière tous plus impitoyables les uns que les autres. Elle se sentait diminuée, blessée dans son orgueil. Elle avait besoin d'aide et ça c'était intolérable pour elle. Pour un peu, si elle n'avait pas eu sa famille, et Ethan si petit, elle serait allée voir à quel point elle était diminuée, elle n'aurait pas fuit. Elle aurait tenté le coup. Mais elle ne voyait pas les choses comme ça. Plus maintenant. Plus depuis longtemps.

    Deux lumus solem jaillirent dans sa direction. Elle se déplaça si vite qu'ils la perdirent de vue, comme font les vampires, comme Change' et Menoch le lui avait appris. Mais pas suffisamment vite pour s'éviter d'avoir l'avant bras brûlé au deuxième ou troisième degré. L'avantage d'avoir un tant soit peu de connaissance en médecine. Elle se glissa dans un fond de ruelle noirâtre et putride. L'odeur lui faisait monter la nausée. Elle suffoquait. Mais il lui fallait juste le temps que son bras ne cicatrise. Déjà la faim se faisait sentir. Elle grandissait horriblement. Elle devrait boire avant de rentrer... si elle rentrait. La douleur n'était rien, elle pouvait la supporter sans ouvrir la bouche, sans gémir. Cela elle le devait à son père sans doute, et à l'enfance qu'il avait choisi pour elle mais tout de même, elle était bien présente la douleur. Elle grimpa le mur jusqu'au toit pour avoir la mauvaise surprise de se retrouver nez à nez devant deux de ses poursuivants. Comment avaient-ils pu la débusquer? Ca n'avait pas d'importance ce soir ce serait elle ou eux, et pour l'instant c'était plus elle qu'eux d'ailleurs. Elle courait sur les toits, eux lui donnaient la chasse comme à un vulgaire gibier, ils la coursaient comme on course une fille facile, filant la bise glaciale de Londres sur leur balais qui quoique rapides, n'étaient pas aussi rapides qu'elle. Alors ils rusaient. Ils transplanaient, cherchaient à resserrer autour d'elle un piège dont elle ne se sortirait pas. Enfin, elle atteignait le toit de Londres. Le ciel était lourd, il pleuvrait ce soir et l'air était chaud et humide sur sa peau glacée. Elle se retourna brusquement, encerclée. Ses yeux et ses canines ne lui laissaient plus rien d'humain tant la course effrénée qu'ils venaient de mener dans la cité britannique avait exalté ses traits les plus surnaturels. Elle était magnifique, ses yeux améthystes brûlant dans leurs orbites autant sous le coup de l'adrénaline que de la soif qui montait peu à peu. Elle avait toujours le souffle court et ses cheveux longs et sombres collaient par mèches à sa peau légèrement moite. Ils étaient là autour d'elle. Elle le voyait dans leur regard, ils voudraient jouer avant d'en finir. Elle leva les yeux vers le ciel, pour recevoir la pluie bénie et tiède sur sa figure. Elle ne pouvait pas fuir encore plus haut mais elle ne se laisserait pas tuer sans rien dire. La hauteur était impressionnante, même pour un immortel, mais qu'importait si elle pouvait gagner même comme ça...



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Enrique I. Almadovar

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MessageSujet: Re: Come break me down...   Mar 29 Déc - 4:18


vers le 20 aôut 2061.

Ssssschhh.... Il apparut dans une brise de vent, le regard mauvais, les traits terrifiant. Il n'était plus l'homme aux traits doux, voir légèrement mutin... C'était une autre forme de beauté. Il posa le pieds au sol, laissant tomber sa cape au sol, après avoir tiré sur les attaches. Les hommes venaient de tourner le regard vers lui, lâchant Asphodèle du regard, pointant instantanément leur baguette vers le nouveau venu. Il eut un léger sourire, et un pop rapide, et quasi-silencieux se fit entendre. D'un coup, un trait jaillit. Un des hommes tomba à genoux, tenant fermement son cou sous la douleur. Néanmoins, cela ne pouvait empêcher le sang coulait le long de sa peau délicate. Encore une fois, il transplana. Il répéta la scène jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un. Là, il apparut devant lui, le désarmant avec une facilité quasi-déconcertante. Il s'approcha de lui comme un maître venant châtier son serviteur.

- On ne maltraite pas une jeune femme.

L'homme ne répondit pas, plongeant sa main dans sa poche pour en ressortir une dague d'argent qu'il brandit en direction du nouveau venu. Ce dernier tendit machinalement sa main en direction de la lame, comme pour parer le coup. Enrique émit un gémissement de douleur, avant de refermer ses doigts sur la main de l'homme qui tenait toujours fermement sa lame. Enrique eut un léger sourire, tandis que son sang jaillissait de sa blessure.

- Tu viens de te tuer tout seul.

Aussitôt, il porta son autre main à la hauteur de sa blessure. Ses clés jaillirent de sous son tee-shirt pour se mettre à voleter tout autours des mains d'Enrique. Son sang se mit à luire avec force, jusqu'à devenir incandescent. Puis, Enrique se mit à murmurer des paroles, des mots dans une langue depuis longtemps éteintes. Tout à coup, l'homme se tordit de douleur. Il lâcha l'arme, tombant à genoux, devant Enrique, tandis que ce dernier relâcha la main du chasseur. Le latino retira la lame, avant de la lancer au sol. Il releva la tête du chasseur avec sa main valide, en lui tirant les cheveux, puis il dit :

- Ce soir, le destin d'une personne a été changé. Mais comme tout acte que l'on fait, il faut payer un tribut, toi et tes hommes mourront. Le principe de l'équivalence... On sauve une personne de bien... Et on tue des personnes abjectes. Au revoir.

Et avec sa main pleine de sang, il l'envoya en plein dans la figure de l'homme. Un hurlement terrible se fit entendre. De la fumée, comme lorsque l'on fait cuir quelque chose jusqu'à le rendre brûler apparut. Et tandis qu'il laissait sa paume de main ensanglanté sur le visage du chasseur, ce dernier continuait d'hurler la mort... Jusqu'à ce que...

Sscht. Le corps du chasseur tomba au sol, mort. Enrique se retourna vers Asphodèle, tout en contemplant sa paume de main. Plus aucune blessure. Comme si il n'avait jamais été poignardé. Ses clés retrouvèrent leur place, tandis qu'un petit crachin se fit sentir. Il releva le regard vers Asphodèle, rangeant sa baguette dans sa poche.

- ... Bonsoir... Asphodèle.

Son regard semblait mitigé entre deux émotions bien distinctes. Une intense excitation... Sûrement de la joie, et une tristesse sans nom. Il s'approcha de cette dernière, levant sa main pour lui effleurer légèrement la joue, avant de la saisir par le bras avec une certaine délicatesse.

- Tu es gelée... Allons nous mettre à l'abri... D'autant plus que les hurlements de l'autre connard vont sûrement attiré de quoi...

Il eut un haussement d'épaules avant de transplaner avec Asphodèle.

Lorsqu'ils réapparurent, une douce chaleur les enveloppa presque instantanément. Enrique lâcha doucement Asphodèle, tandis qu'il s'approchait de la lumière qu'il alluma. Ils se trouvaient dans un salon avec un ameublement moderne, mais soft. Quelque chose de raffiné, tout en restant dans le sobre. Des couleurs chaudes affrontaient le blanc et le noir de la pièce, rendant cette pièce assez chaleureuse. autours d'une table basse noire, et d'un canapé et d'un fauteuil de cuir noir, il y avait plusieurs coussins, poufs ici et là. Enrique retira son pull mouillé, apparaissant torse nu, avant de dire.

- Mets-toi à l'aise... Je vais me chercher un autre sweat.

Il parlait comme si de rien n'était... Cela cachait quelque chose... C'était sûr. Mais c'était comme si... Comme si il ne s'était jamais barré sans rien dire. Enrique savait pertinemment que ça allait pété. Asphodèle aurait sûrement quelque chose à dire... Après tout, elle avait une grande gueule lorsqu'elle était blessée. C'était bien connu.

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Asphodèle Slayers

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MessageSujet: Re: Come break me down...   Mar 29 Déc - 14:10


    Ce fut l'odeur de sable chaud qui éveilla son attention, portant son regard au delà du cercle de ses assaillants. Elle tiqua. Non ça ne se pouvait. Il avait décidé de disparaître dans la nature - quelle ironie - et de ne plus donner de nouvelles. Que serait-il venu faire ici, sur le pont de Londres en pleine averse? Pourtant si. Il faisait encore une de ses entrées magistrales qui autrefois avaient pu laisser la fille du grand Vlad Nospheratov admirative bien qu'elle n'en avait jamais rien dit. Cette fois ci elle ne sentit rien de plus qu'un agacement sans commune mesure avec tout ce qu'elle avait déjà connu. Et la faim restait bien présente.
    Adossée à un pan de métal glacé, elle n'eut pas plus le temps de réagir que les autres. Une gorge saignait à flot. Elle ferma les yeux, crispant ses doigts sur l'acier et la peinture écaillée du pont. Tout ce sang, le faisait-il exprès ou jouait-il simplement à se mettre bêtement en danger. Ce n'était que la colère qui guidait ses pensées, elle le savait parfaitement bien mais ça ne l'empêchait pas de penser.
    Il ne restait déjà plus qu'un homme et sa fierté froissée lui fit penser que c'était bien facile avec une baguette. Elle n'aurait sans doute pas fait mieux. Avec la discrétion d'un félin, elle contourna Enrique et l'homme qui le tenait en joue, le tout dernier. Elle sentit le sang jaillir à nouveau. Un sang bien plus riche, bien plus obsédant que les autres qui la figea sur place. Elle luttait contre ses propres démons dans le dos de l'hispanique qui venait de lui sauver la mise et qu'elle était à deux doigts de tuer pour tout remerciement. Sa colère n'arrangeait rien cela va de soit mais à ses pieds quelques hommes rendant tout leur sang, ils n'étaient pas tout à fait mort et si elle ne se détournait pas du sang d'Enrique, elle n'aurait aucune autre alternative que de l'attaquer.
    Elle produit un tel effort pour mettre genoux à terre, prenant un des hommes à la figure hideuse déjà bien pâle dans ses bras, comme elle eut pu prendre un amant, qu'un fin filet de sang apparut juste sous son nez. Elle plongea ses crocs dans la gorge éventrée, vaguement répugnée, mais une très longue gorgée suffit à l'apaiser. Elle se retourna essuyant le bas de son visage, sans rien laisser à voir du sang qu'elle venait de boire à la gorge de ses ennemis. La plaie à son avant bras se referma immédiatement tandis qu'Enrique achevait un dernier chasseur dans un petit discours tout à fait typique de lui:

    Enrique- Ce soir, le destin d'une personne a été changé. Mais comme tout acte que l'on fait, il faut payer un tribut, toi et tes hommes mourront. Le principe de l'équivalence... On sauve une personne de bien... Et on tue des personnes abjectes. Au revoir.

    Elle reprit sa place avant qu'il ne relève les yeux, soutenant comme elle le pouvait la mort violente de l'homme. Non qu'elle fut choquée en quoi que ce soit mais l'odeur de la chair calcinée était difficilement soutenable pour elle. L'odeur de toute viande cuite d'ailleurs. Et pourtant en famille, elle s'obstinait à faire les repas chaque soir, contenant à grand mal sa répugnance pour la viande morte, et l'odeur putride qui se dégageait des aliments qu'elle servait à sa famille. Et de même quand elle s'asseyait à table avec eux, l'assiette vide pour le plaisir seul de la conversation. Elle en avait l'estomac retourné. Mais elle y tenait, par amour sans doute. Pour le plaisir.
    Ses prunelles glacées c'était apaisée laissant à l'iris son améthyste bien connue. Elle le fixait, les dents serrées sans rien dire. Jusqu'où allait-il pousser cette mascarade?

    Enrique - ... Bonsoir... Asphodèle.

    Elle ne répondit pas, sachant très bien que les premiers mots qu'elle aurait à lui dire ne serait pas bonsoir. Aucune chance. Elle le laissa s'approcher, froide et distante, avec ce regard de fauve qu'elle pouvait avoir quand elle était vraiment en colère. Le genre de regard qui vous détourne de votre intention d'approcher plus. Mais lui non, lui avec son arrogance naturelle, son arrogance tranquille, son arrogance de toujours, lui approchait sans la moindre hésitation. Etait-elle diminuée à ce point. Changelin' lui dirait que tout ça c'était dans sa tête. Il n'empêchait que ça y était. Elle ne cilla pas, toujours curieuse de voir jusqu'où il oserait. Dans son regard elle saisissait diverses nuances, de la joie mêlée de profonde tristesse, quelque chose de déprimant presque. Il caressa sa joue comme il faisait autrefois, comme elle le laissait faire avant, avant qu'il ne file à l'anglaise en la laissant toute seule. Elle trembla mais plus de colère qu'autre chose. Elle était en train de décider qu'elle ne le laisserait plus la toucher ainsi, pas seulement parce qu'elle savait que dans le fond ça n'avait plus rien d'innocemment et uniquement amical mais parce qu'elle était furieuse contre lui.

    Enrique - Tu es gelée... Allons nous mettre à l'abri... D'autant plus que les hurlements de l'autre connard vont sûrement attiré de quoi...

    Pour toute réponse elle le fusilla du regard mais il ne lui laissait pas le choix, posant sa main sur son bras. Il transplana. Elle sentit son ventre se retourner comme si c'était la première fois. Depuis combien de temps n'avait-elle plus fait ça? Elle détestait être baladée comme une gamine, à ce point qu'elle s'était fait des portauloins pour les endroits les plus éloignés où elle avait l'habitude d'aller régulièrement comme l'Inde, ou le cercle polaire par exemple. Pas le Mexique. Comme c'était curieux. Elle leva les yeux, jetant un regard circulaire sur la pièce avant de sentir la douce chaleur sur sa peau à peine tiédie. Les tons de cet endroit étaient doux et accueillants, rien d'agressif pour ses yeux de vampire qui ne voyait que la quintessence de toute chose. Un instant elle ne lui prêta plus attention jusqu'à ce qu'il n'annonce:

    Enrique - Mets-toi à l'aise... Je vais me chercher un autre sweat.

    Elle retourna son regard vers lui, se laissant surprendre par un torse nu qui ne faisait rien non plus pour l'amadouer, qu'importe qu'il fut très agréable à regarder, elle n'avait vraiment pas le coeur à remarquer ça. Elle ne lui répondit que par un mauvais regard. Elle n'était pas à l'aise. Pas le moins du monde. D'une parce qu'elle ne savait pas où elle était précisément, de deux parce qu'elle se demandait si elle allait pouvoir se calmer si facilement. Pas si sûr. Elle attendit qu'il revint, prête à l'égorger sur place:

    Lily - Tu comptes te foutre de ma gueule encore longtemps?

    La remarque était cinglante, son regard plus acéré que des lames de rasoir, et son ton carrément incisif et froid. Elle ne le quittait pas des yeux, le mettant au défis de ne pas la regarder en face, ou alors de lui répondre encore comme si de rien n'était.

    Lily - Je suis censée dire quoi là? Salut, Quoi de neuf? et on s'appelle? Et dans deux minutes tu me sers le thé c'est ça?!




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Enrique I. Almadovar

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MessageSujet: Re: Come break me down...   Mar 29 Déc - 16:33

Il rentra dans sa chambre, et ferma la porte derrière lui. Il s'approcha de son armoire, l'ouvrit, et en tira un simple tee-shirt blanc sans manche. Enrique regarda par de là le miroir, comme pour y trouver une quelconque source de réconfort, de confiance, mais rien. Il eut un léger soupir, sachant très bien qu'il allait y avoir du grabuge. Fallait s'expliquer, ça c'était sûr. Mais jamais elle ne comprendrait pourquoi il avait décidé de se barrer. En même temps... Il aurait tant espéré qu'elle en fasse de même si elle avait été dans le même cas que lui. Il enfila son tee-shirt, attrapa une serviette et sortit de la chambre tout en s'essuyant les cheveux.

Enrique entra de nouveau dans le salon, posant son regard grisonnant dans les yeux améthyste de la demoiselle. Il attendait qu'elle hurle, qu'elle fasse sa Asphodèle quoi... Qu'elle montre toute la féminité dont elle savait faire preuve... Qu'elle hurle comme n'importe quelle autre femme savait le faire pour tenter de faire culpabiliser le mari, l'amant, le collègue, l'ami, le fils, etc. Il posa la serviette sur le dossier du canapé, posant ses mains sur cette dernière, attendant. Enrique avait ce petit air résigné sur son visage... Mais son arrogance était tout de même là, lui permettant de conserver un minimum de... Détachement, si l'on peut dire, face à cette situation qui s'annonçait... Désastreuse.

- Tu comptes te foutre de ma gueule encore longtemps ?

Euh... Okay.

- Je suis censée dire quoi là ? Salut, Quoi de neuf ? et on s'appelle ? Et dans deux minutes tu me sers le thé c'est ça ?!

Bon, il avait comprit. Soit il la laissait faire, et elle allait cracher son venin petit à petit, le faisant bien chier sur les deux prochaines heures qu'il avait devant lui, soit il précipitait un peu les choses. Il observa l'horloge, avant de finalement, opter pour la seconde option. Enrique ne répondit pas tout de suite. Il l'observa de haut en bas - histoire de la faire crier un peu plus - avant de dire :

- Bon. Je suis pas venu pour t'entendre me parler sur ce ton. Si t'as quelque chose à dire, tu le dis de suite, et on en parle plus.

Il se dirigea vers la cuisine - qui n'était séparé du salon que par une sorte de comptoir, une cuisine américaine, en somme - et il sortit du frigo une bouteille de jus d'orange qu'il porta immédiatement à ses lèvres, avalant une bonne rasade de jus. Il se tourna vers Asphodèle, et il lui demanda en tout innocence :

- Tu veux boire quelque chose ?

Et non, il ne se foutait pas de sa gueule. Et encore un non, il ne savait pas qu'elle était vampire. Cela faisait partit des choses qu'il avait refusé de voir la première année où il était partit pour éviter de retourner la voir... Pourquoi cette fois-là, avait-il cédé ? Il n'en savait rien... Peut-être avait il enfin compris pourquoi il réagissait ainsi vis-à-vis d'elle ? Peut-être...

- Non, mais sérieux... Et en plus, c'était des simples sorciers de bas étages... Puis d'abords... Qu'est ce qui se passe, ici ? J'ai l'impression d'être constamment surveillé...

Un voyant qui n'était pas au courant de ce qui se passait en Angleterre ? En voilà un comble. En même temps, il en avait un peu rien à foutre, étant donné qu'il n'y vivait pas.

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Asphodèle Slayers

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MessageSujet: Re: Come break me down...   Mar 29 Déc - 17:19



    Enrique - Bon. Je suis pas venu pour t'entendre me parler sur ce ton. Si t'as quelque chose à dire, tu le dis de suite, et on en parle plus.

    Là c'était le comble. Non seulement il se foutait ouvertement de sa gueule et ça elle n'appréciait pas du tout mais en plus c'était sur cet espèce de ton qu'elle détestait, elle se leva à une vitesse qui n'avait rien de mortel, se retrouvant si vite devant lui, qu'on aurait cru qu'elle avait transplané en silence. Ses prunelles améthystes féroces le jaugeait de si près que malgré la froideur de sa peau, on sentait leur feu:

    Lily - Eh bien tu n'aurais pas du venir du tout dans ce cas!! Tu crois quoi? Tu pars deux ans - que dis-je tu pars!! Tu te barres - et tu reviens comme une fleur et EN PLUS TU N'AS RIEN A ME DIRE!!! Si tu n'appelles pas ça te payer ma tête je ne sais pas ce que c'est!', elle avait arrêter de crier sur la fin de la phrase reprenant sa tempérance légendaire et son ton froid olympien,' Tu viens de passer deux ans à me fuir comme la peste - et ne dis pas non parce que je t'ai vraiment cherché et tu le sais - et là tu réapparais l'air de rien et c'est reparti comme du temps de Poudlard! Non ça il n'en est pas question!! Ne joue pas à celui qui est toujours là, qui veille sur moi, qui prend soin de moi! Ne joue pas à ça parce que pendant deux ans tu n'étais pas là! Tu n'étais pas là quand j'avais le plus besoin de toi.

    Elle était limite hargneuse parce qu'au fond quelque chose dans son coeur mort lui faisait drôlement mal. Une douleur fantôme. Une douleur persistante de ces derniers mois de vie mortelle. Oh oui elle l'avait encore bien présent à l'esprit. William le savait aussi, il lui avait manqué quelque chose d'irremplaçable dans sa vie ces deux dernières années et ce n'était ni la caresse du soleil sur sa peau ni le délicieux ragoût d'Ariane Slayers. C'était lui là, en face d'elle! Et elle l'avait très mauvaise qu'il daigne réapparaître comme ça. Elle avait ce goût amer dans la bouche et l'envie menaçante de l'envoyer véritablement chier et de lui dire qu'elle aurait voulu qu'il continue à faire le mort, que tout était très bien sans lui, comme c'était puisque c'était ce qu'il avait choisi.
    Elle se détourna de lui pour observer par la fenêtre comme à son habitude quand il se passait quelque chose de réellement important. Quand elle voulait éviter d'aller plus loin que ce qu'elle n'aurait du. Elle se calma presque. Elle avait aux lèvres ce sourire sardonique qui se moquait d'elle même. Qui se revoyait à 16 ans en train de détruire la moitié de la bibliothèque de l'école pour un mot de trop, à 17 en train de proposer une nouvelle version du livre d'arythmancie avancée avec lui sous les yeux ébahis du directeur de l'école, à 18 à la fac perdue devant le panneau d'affichage, perdue mais pas seule, à 19 morte de trouille dans une pièce à peine plus grande qu'un placard et lui qui était là pour la serrer dans ses bras et lui assurer que cette robe blanche beaucoup trop tout c'était bien ce qu'elle voulait, que ce n'était pas une erreur. A 30 dans un lit d'hôpital quelque part loin dans la nébuleuse de son esprit et toujours lui pour lui assurer que Will et Dak n'allaient pas s'entretuer. Et à 33, seule pour de bon cette fois. Comment pouvait-on être si présent 33 ans dans la vie de quelqu'un et l'abandonner comme ça? Comment?

    - Tu veux boire quelque chose ?

    Elle leva un sourcil, tirée de ses interrogations. Se retournant elle vit qu'il lui proposait du jus d'orange, qu'autrefois elle aurait adoré mais qui ne la tentait pas le moins du monde désormais. Elle en restait tellement con qu'elle ne pouvait pas répondre du moins pas avant qu'il ne rajoute encore quelque chose:

    Enrique- Non, mais sérieux... Et en plus, c'était des simples sorciers de bas étages... Puis d'abords... Qu'est ce qui se passe, ici ? J'ai l'impression d'être constamment surveillé...
    Lily - Attends, attends là. Tu me proposes du jus d'orange. Tu me demandes comment ça se fait que je n'arrive pas à me débarrasser de six sorciers ET tu as l'impression d'être surveillé?', elle le regardait en fronçant les sourcils,' Tu es voyant ou tu le fais exprès? Regarde moi. Regarde moi!

    Elle se mit de nouveau face à lui approchant, peut-être un peu moins sur la défensive, du moins elle le laissa la regarder dans les moindres détails. Ses longs cheveux mouillés, presque noir ébène et non plus blanc de nacre. Ses yeux irisés toujours améthystes mais étrangement différent. Quelque chose de plus mutin sur sa bouche, quelque chose de mordant même quand elle tenait ses lèvres scellées comme là et le hâle dorée de sa peau d'autant plus accentué qu'elle n'avait pas suffisamment mangé. Ou encore sa peau diablement glacée et elle qui ne tremblait pas pour un sous. Et pire, cette charmante poitrine qu'elle avait toujours eu et qui, ne se soulevait pas le moins du monde, même pas un petit peu. Elle ne respirait pas. Et elle ne semblait pas en souffrir.
    Après l'avoir laisser pousser cet examen jusqu'où bon lui aurait semblé elle reprit la parole, sans ménagement:

    Lily - Le gouvernement britannique c'est encore durcit. Si tu as l'impression que l'on te surveille c'est parce que c'est effectivement le cas. Tout le monde est sous surveillance et moi, je suis décédée depuis deux ans officiellement. Tu le saurais si tu étais venu à mon enterrement pour faire au moins semblant de pleurer quoique certaines personnes y aient réellement pleurer. Londres n'a plus rien à voir avec ce que tu connaissais. Le Ministère à édicter des lois sur les droits du sang cet été, Azkaban grouille d'honnêtes gens et la vermille se complait dans des canapés aux anses dorées. Quand à mes enfants, ils ont tous été muté chez les sang pur, les quatre maisons n'existent plus, le Ministère préfère les répartitions au sang et non à l'intellect, ce qui est une belle connerie si tu veux mon avis. Pour ce qui me concerne, je ne serais pas capable de te tenir tête baguette en main si tu veux tout savoir. Bienvenue à Londres.

    On sentait qu'elle était lasse et blasée. Elle ne supportait pas cet état de transition où elle était plus faible que les sorciers qu'elle battait à plate couture autrefois et pas encore aussi forte qu'elle aurait du l'être. Menoch et Changelin' essayaient de lui enseigner la patience car elle l'avait également perdue, ils lui répétaient sans cesse qu'elle n'était pas diminuée mais au contraire bien plus puissante qu'auparavant. Plus puissante peut-être mais surtout plus vulnérable. Quel paradoxe.

    Et non, il ne se foutait pas de sa gueule. Et encore un non, il ne savait pas qu'elle était vampire. Cela faisait partit des choses qu'il avait refusé de voir la première année où il était partit pour éviter de retourner la voir... Pourquoi cette fois-là, avait-il cédé ? Il n'en savait rien... Peut-être avait il enfin compris pourquoi il réagissait ainsi vis-à-vis d'elle ? Peut-être...




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Enrique I. Almadovar

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MessageSujet: Re: Come break me down...   Ven 1 Jan - 17:04

Les yeux d'Asphodèle s'étaient durcis sous la fureur d'une tristesse sans nom. Elle se sentait blessé, et Enrique le ressentait. Il la regardait avec une certaine admiration malgré la douleur qui lui brisait le coeur. Il ne disait rien, la laissant parler, lâcher ce qu'elle avait gardé en son sein pendant plus de deux ans. Il la comprenait, il aurait sûrement fait de même... Voir pire... C'est un Almadovar, il ne faut pas l'oublier. La rancune, cela fait partit du code d'honneur d'un des membres de cette si noble famille... Pourtant, là, il la regardait, se retenant d'aller la prendre dans ses bras, de la serrer contre son coeur, et de lui demandait la rédemption de ses fautes... Mais il ne devait pas. Il devait faire face à sa connerie. A sa lâcheté devant ses sentiments qu'il ressentait pour sa meilleure amie, qui était, visiblement, bien plus que ça... Il ne dit rien. Il n'avait rien à dire. Et surtout, il n'oserait même pas la couper dans sa longue tirade.

- Eh bien tu n'aurais pas du venir du tout dans ce cas !! Tu crois quoi? Tu pars deux ans - que dis-je tu pars !! Tu te barres - et tu reviens comme une fleur et EN PLUS TU N'AS RIEN A ME DIRE !!! Si tu n'appelles pas ça te payer ma tête je ne sais pas ce que c'est ! Tu viens de passer deux ans à me fuir comme la peste - et ne dis pas non parce que je t'ai vraiment cherché et tu le sais - et là tu réapparais l'air de rien et c'est reparti comme du temps de Poudlard ! Non ça il n'en est pas question !! Ne joue pas à celui qui est toujours là, qui veille sur moi, qui prend soin de moi! Ne joue pas à ça parce que pendant deux ans tu n'étais pas là ! Tu n'étais pas là quand j'avais le plus besoin de toi.

Il baissa le regard, l'air meurtri. Qu'avait-il à répondre à ça sans dire une connerie de plus ? Rien. Enrique contempla la serviette qu'il tripotait machinalement avec ses doigts d'or. Il releva la tête et se dirigea vers la cuisine où il but du jus d'orange comme pour chasser la douleur de son intérieur... Sans y parvenir. Alors, il lui proposa de quoi boire.

- Attends, attends là. Tu me proposes du jus d'orange. Tu me demandes comment ça se fait que je n'arrive pas à me débarrasser de six sorciers ET tu as l'impression d'être surveillé ? Tu es voyant ou tu le fais exprès ? Regarde moi. Regarde moi !

Enrique se mordit la lèvre. Une larme coula le long de sa joue, sans qu'il ne parvienne à la retenir. Il ferma doucement les yeux, levant délicatement sa main à la hauteur des lèvres d'Asphodèle, caressant délicatement ses lèvres légèrement pulpeuse avant de sentir les dents vampiriques d'Asphodèle. Un frisson parcourut l'étendu de son dos avant qu'il ne retire sa main pour refermer la bouteille de jus d'Orange.

- Le gouvernement britannique c'est encore durcit. Si tu as l'impression que l'on te surveille c'est parce que c'est effectivement le cas. Tout le monde est sous surveillance et moi, je suis décédée depuis deux ans officiellement. Tu le saurais si tu étais venu à mon enterrement pour faire au moins semblant de pleurer quoique certaines personnes y aient réellement pleurer. Londres n'a plus rien à voir avec ce que tu connaissais. Le Ministère à édicter des lois sur les droits du sang cet été, Azkaban grouille d'honnêtes gens et la vermille se complait dans des canapés aux anses dorées. Quand à mes enfants, ils ont tous été muté chez les sang pur, les quatre maisons n'existent plus, le Ministère préfère les répartitions au sang et non à l'intellect, ce qui est une belle connerie si tu veux mon avis. Pour ce qui me concerne, je ne serais pas capable de te tenir tête baguette en main si tu veux tout savoir. Bienvenue à Londres.
- Lily...

Il avait prononcé ce prénom avec une violente douleur. Il contourna le comptoir, s'avançant près d'elle. Il avait envie de se flageller... Il s'approcha d'elle, avant de baisser le regard. Il s'en voulait énormément... Mais comment le lui prouver... Comment le lui dire sans qu'elle ne prenne la mouche... C'en était trop pour lui...

- Je... Je suis désolé... Je... Lily...

Machinalement, il éclata presque en sanglot et se jeta dans les bras de sa meilleure - et plus - amie. Il la serra contre lui si violemment, qu'il s'en fichait de ressentir la douleur face à ce corps si dur... Si mort... D'apparence. Si...

- Ôte-moi la vie... Torture-moi... Fais ce que tu veux de moi... Mais je suis désolé... Vraiment...

Sa voix était saccadée, ses larmes coulaient le long de ses joues pour toucher la peau du cou si froide d'Asphodèle. La chaleur de ses larmes glissant sur la peau délavé de la métisse. Il releva la tête, lui prenant le visage de ses mains avec une délicatesse particulière... Et il continua :

- Mais je devais m'éclipser... Je le devais car ce que j'avais fais... Car dans notre baiser... Il y avait plus que de la détresse, plus qu'une simple connerie... Lily... Je t'aime. J'm'en suis rendu compte à ce moment-là... Et... Bon dieu que je ne voulais pas te faire du mal... Je pensais te préserver de... De moi. Je ne voulais pas rompre ton couple... Ni que tu meurs... Mais je... Et là... Là, j'ai qu'une envie... C'est de t'embrasser, de me faire pardonner, de tout te faire oublier pour tout recommencer à zero...

A nouveau, il se jeta contre elle, posant son visage au creux de son cou, et il continua à parler, les larmes autant sur les joues que dans sa voix.

- Mais maintenant... Maintenant je suis là... Je ne referais plus jamais ça... Je te le promets... Je serais toujours là pour toi... Je prendrais mon mal en patience lorsque je te verrais avec l'autre... Je... Il se mordit la lèvre, mais finalement, il lâcha le reste de la phrase dans un seul et même souffle : Je t'aime, merde...

Et il continua de sangloter contre elle.

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Asphodèle Slayers

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MessageSujet: Re: Come break me down...   Sam 2 Jan - 1:46


    Il ne disait rien pour sa défense absolument rien. Simplement il baissa le regard comme pour ne pas lui laissait voir qu'il était blessé mais elle le sentait, pas seulement parce qu'elle était désormais vampire et donc plus réceptive à ce genre de choses mais parce que, malgré ces deux ans, elle n'avait rien oublié de lui. C'était son meilleur ami. Il aurait du comprendre. Il aurait du la serrer dans ses bras pour la calmer malgré elle, pour lui demander pardon sans un mot parce qu'il était trop fier. Il aurait du et il ne le faisait pas... pourquoi? Elle ne comprenait pas. Enfin il lui proposa à boire. Non elle ne comprenait pas. Il avait l'air de ne rien savoir. Etait-ce possible? Ou jouait-il avec elle? Non, Enrique n'aurait jamais joué avec elle. Elle ne pouvait pas croire ça, il ne pouvait pas avoir changé à ce point.
    Elle lui laissa le temps de bien la regarder, de voir par lui même sans le brusquer parce qu'elle savait que ce n'était pas le genre de choses qu'on aimait apprendre. Elle se rappelait le visage de William quand il avait compris, le sien même. Alors elle devinait que si rien n'avait changé entre eux, il serait touché sinon peiné de voir qu'elle n'était plus tout à fait la même.
    Pourtant elle ne s'était pas attendu à cela. Une larme sur la joue d'Enrique. Elle tressaillit légèrement. Elle le laissa approcher, la toucher comme avant bien qu'elle était toujours un peu raide comme réticente à ce que les doigts nimbé d'or du latino découvre sa roideur de la mort sur elle. Presque par pudeur. Mais elle se laissait faire.

    Lily - Eh... je vais bien, ce n'est pas si... dramatique.', souffla-t-elle pour lui remonter le moral en essayant d'oublier toutes les fois où elle avait trouvé que si, c'était dramatique.

    Elle savait qu'au fond c'était peut-être mieux que d'être morte mais elle n'était pas encore capable d'apprécier ce que Change' appelait "son don obscur". Surtout pas quand elle se voyait aussi faible face à des sorciers minables. Quand il prononça son nom ça lui fait un quelque chose d'étrange. Comme une musique familière et douloureuse presque oubliée. Presque.


    Enrique - Je... Je suis désolé... Je... Lily...
    Lily - Tu... pleures...', remarqua-t-elle en refermant ses bras lentement autour de lui.

    Elle en avait perdu l'habitude. Elle avait perdu l'habitude de savoir qu'elle pouvait le serrer dans ses bras de cette façon et qu'il était plus que de sa famille. Elle avait oubliée qu'elle n'avait pas toujours été froide avec les autres. Elle avait presque oublié qu'il n'était pas les autres. Au même titre que William ou leurs enfants n'étaient pas des autres. Alors au début l'étreinte était mal assurée et hésitante. Mais seulement au début. Il la serrait fort mais elle n'en souffrait pas. Elle le serrait doucement. Les bras de la mort n'étaient pas pesants. S'ils étaient froids, ils étaient aussi légers.

    Enrique - Ôte-moi la vie... Torture-moi... Fais ce que tu veux de moi... Mais je suis désolé... Vraiment...
    Lily - Non ce n'est pas ce que je veux. Je ne suis pas un monstre, ou je ne sais quoi. Je suis toujours moi.

    Elle y tenait. Elle n'avait jamais été son père et elle ne le serait jamais même comme ça, uni dans leur "don obscur". Elle sentait sa chaleur contre elle et c'était agréable, tout comme son odeur de sable chaud qui avait tant manqué. Elle ne voulait tuer personne. Jusqu'ici elle avait réussi en deux ans à ne tuer personne et elle en était fière même si c'était une bien petite victoire. Elle n'avais pas non plus torturé. Pourquoi l'aurait-elle fait? Même si elle avait eu mal de se sentir abandonné c'était... presque déjà oublié, presque. Et s'il repartait encore? Non il ne le ferait pas. Elle le pressentait. Il lui prit le visage entre les mains. Elle aurait pleurer. Elle sentait sa gorge se nouer aussi mais rien ne venait, parce que rien ne viendrait plus jamais:

    Enrique - Mais je devais m'éclipser... Je le devais car ce que j'avais fais... Car dans notre baiser... Il y avait plus que de la détresse, plus qu'une simple connerie... Lily... Je t'aime.', elle sentit comme un coup venant de l'intérieur, un battement de coeur, cela arrivait parfois,' J'm'en suis rendu compte à ce moment-là... Et... Bon dieu que je ne voulais pas te faire du mal... Je pensais te préserver de... De moi. Je ne voulais pas rompre ton couple... Ni que tu meurs... Mais je... Et là... Là, j'ai qu'une envie... C'est de t'embrasser, de me faire pardonner, de tout te faire oublier pour tout recommencer à zero...

    Elle le regardait droit dans les yeux, plus immobile que tout. Elle essayait d'assimiler ce qu'il venait de dire. Tout ce qu'il venait de dire. Beaucoup trop de choses. Il l'a ramenait deux ans en arrière à ce baiser, aux longs mois de solitude où lui et William l'avaient laissé. L'avait-elle mérité? Sans doute, sans quoi ce ne serait pas arriver. Et pour la première fois un sentiment de peur lui enserra le coeur. C'était suffoquant. Ca faisait mal. C'était intenable. Elle n'avait plus rien écouté. Elle ne s'était arrêté qu'à trois mots de trop.

    Lily - Tu... tu quoi?', demanda-t-elle d'une voix blanche.

    Il la tenait contre lui, toujours et poursuivit.

    Enrique - Mais maintenant... Maintenant je suis là... Je ne referais plus jamais ça...
    Lily - Plus jamais, jure le.', ses doigts se crispaient sur sa chemise.
    Enrique - Je te le promets... Je serais toujours là pour toi... Je prendrais mon mal en patience lorsque je te verrais avec l'autre...
    Lily - Enrique...
    Enrique - Je... Je t'aime, merde...
    Lily - Enrique!', elle quitta ses bras presque à contre coeur, mais quelque chose était différent. Elle ne pouvait pas faire semblant,' Non. Tu ne dis pas ce genre de choses. Tu ne les dis pas. Ce n'est pas vrai! Tu... tu n'as pas le droit de me dire ça.', ses mains tremblaient, elle avait du mal à parler, ses joues pâlies par la faim rougissaient légèrement mais pas comme une gamine amoureuse rougirait, c'était un rougissement qui trahissait sa confusion plus qu'autre chose. Son petit doigt faisait tourner nerveusement l'alliance à son annulaire,' Il m'a laissée, il m'a laissée et tu n'es jamais venu. Je ne sais pas à ce moment qui je voulais voir revenir mais lui, il est revenu. Je suis mariée, j'ai... quatre enfants. Et toi... je t'ai... je t'avais... tu ne peux pas dire ça Enrique. Je...

    Elle s'assit sur un pouf, la tête entre les mains. Elle n'avait pas l'intention de le fuir pour ça. Elle voulait comprendre, elle avait peur de le faire fuir encore, elle ne savait pas que dire, que faire pour ne pas envenimer les choses.

    Lily - Pourquoi?

    C'était sûrement la question, la réponse la plus stupide qu'on pouvait faire à un je t'aime. Mais c'était son côté pragmatique, scientifique qui prenait le dessus comme elle paniquait un petit peu. Elle aurait voulu avoir Enrique à côté d'elle pour l'assurait que tout allait bien, et qu'ils étaient les plus forts comme toujours, qu'ils se fichaient des autres comme à leur 14 ans, et que peu importe ce que dirait l'homme en face d'elle, elle pourrait tout répondre qu'elle avait les rennes en main. Qu'elle maîtrisait tout. Mais voilà Enrique n'était pas à côté mais bien en face d'elle, et elle ne maîtrisait rien du tout.






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Enrique I. Almadovar

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MessageSujet: Re: Come break me down...   Dim 3 Jan - 18:58

- Non. Tu ne dis pas ce genre de choses. Tu ne les dis pas. Ce n'est pas vrai! Tu... tu n'as pas le droit de me dire ça.

Elle s'était retirée de ses bras... Les laissant retomber le long de son corps. Il la regardait avec une douleur si terrible qu'il ne pouvait tenter de la camoufler. Ses larmes parlaient bien pour lui, sur tout ce qu'il pouvait ressentir. Ses yeux gris, mystérieux, étaient désormais d'une couleur rouge. Comme irrité d'avoir trop versé de larmes.

- Et pourquoi... ? Hein ? Pourquoi ? Tu voulais savoir pourquoi je ne t'avais donné aucun signe de vie pendant deux ans, bah tu les as... Ça se résume en ces simples mots !

Il avait cessé de pleurer, s'essuyant les larmes d'un revers de la main. Sa peau dorée luisait sous le passage des larmes, lui donnant presque un petit air irréel. Il la regardait dire, faire, sans rien pouvoir faire. Dans le fond, c'était un amour impossible, et il le savait bien. Après tout, il semblait que le mélodramatique chez Enrique rimait parfaitement avec l'amour. Il ne dit rien, elle reprenait.

- Il m'a laissée, il m'a laissée et tu n'es jamais venu. Je ne sais pas à ce moment qui je voulais voir revenir mais lui, il est revenu. Je suis mariée, j'ai... quatre enfants. Et toi... je t'ai... je t'avais... tu ne peux pas dire ça Enrique. Je...
- Je ne l'ai su qu'après... Lily... Crois-moi...

Elle se laissa tomber sur un pouf, l'air abattu. Consternée. Il se retourna et se dirigea vers le bar où il en sortit une bouteille de Whisky pur feu. Il s'en servit deux doigts, au départ, puis finalement, il en rajouta deux de plus. Il se retourna vers Asphodèle, s'asseyant près d'elle, et il commença à le boire, sans même y ajouter des glaçons. Le liquide lui brûla les intérieurs, mais il ne semblait pas le ressentir. La douleur du cœur prenait toujours le dessus sur celle du corps.

- Pourquoi ?
- Tu crois que je le sais, moi... ? Non.

Il avala son verre d'un trait. Il eut un grimace avant de poser le verre sur la table noire. Il ne savait quoi dire, ni que faire. Il posa son regard sur Asphodèle, et il reprit :

- Crois-moi... Je me suis déjà posé la question. Et j'ai jamais trouvé la moindre réponse...

Un silence s'installa.

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Asphodèle Slayers

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MessageSujet: Re: Come break me down...   Lun 4 Jan - 4:19


    Elle regardait les larmes couler sur ce visage qu'elle n'avait même pas pu oublier. Même pas en mourant de solitude sans lui, sans William. A sa vue de vampire, le ruissellement des larmes relevait le teint d'or d'Enrique et pourtant, cela ne suffisait pas à lui retirer ce poids au coeur. Elle aurait voulu essuyer ses larmes dans des caresses qui autrefois n'auraient rien voulu dire mais là... là ça n'aurait plus jamais cette candeur sans signification. A le regarder ainsi, elle s'interrogeait sur ses propres sentiments. Qu'était-il pour elle Enrique? C'était une question qu'elle ne s'était jamais posée avant parce que tout simplement, c'était lui. Ca lui suffisait de savoir cela. Ce qui avait entre eux été unique, spéciale. Ca ne s'appelait pas. Jusqu'alors ça ne s'appelait pas. Maintenant elle ne savait tout simplement pas comment cela s'appelait et cela changeait tout.

    Enrique - Et pourquoi... ? Hein ? Pourquoi ? Tu voulais savoir pourquoi je ne t'avais donné aucun signe de vie pendant deux ans, bah tu les as... Ça se résume en ces simples mots !
    Lily - Pardon. Je... n'avais pas le droit de te dire ça c'est vrai.', reprit-elle toujours avec cette voix blanche. Elle ne pouvait toujours pas le regarder dans les yeux, ses prunelles améthystes se fixèrent sur l'un des poufs,' Enrique...

    Mais sa bouche se referma sur ces simples mots, cachant ses canines de vampire. Elle ne pouvait rien dire de plus. Elle ne pouvait pas dire que ça ne faisait rien. Elle ne pouvait pas dire qu'elle allait faire semblant qu'il n'avait rien dit. Ni faire semblant que cet amour n'était pas impossible. Elle suffoquait de se retrouver comme ça sur le fil du rasoir. Elle lui avouait tout ce qu'elle avait été seule. Enfin pas tout exactement, elle ne voulait pas qu'il ait pitié d'elle. Elle ne l'aurait pas supporté. Elle fronça les sourcils en le voyant se servir un Whisky. Il ne l'avait pas habituée à ça. Elle n'était pas idiote, mais elle n'aimait pas le voir boire ainsi.

    Enrique - Crois-moi... Je me suis déjà posé la question. Et j'ai jamais trouvé la moindre réponse...

    Elle prit le verre qu'il avait posé sur la table. Regardant le fond comme pour prévenir qu'il s'en resserve un autre. Ses doigts doucement pressés contre le verre, elle releva enfin le regard vers lui. Elle sentait l'odeur du Whisky, elle n'aimait pas. Pas seulement parce que l'odeur était forte, mais parce que c'était de sa faute à elle. Elle avait l'impression d'être un poison dans le coeur de son meilleur ami.

    Lily - Ne fais pas ça. Tu... tu n'es pas ce genre d'homme.

    Elle se rappelait l'avoir vu se mettre minable une seule fois. Une fois qu'elle n'aurait jamais pu oublier à cause de ce baiser plus qu'à cause du reste. Elle n'avait jamais supporté de le voir vraiment triste de toute façon. Elle reposa le verre, plus loin de son côté à elle, en soupirant.

    Lily - Je ne veux pas te... perdre à cause de ça. Je supporterai pas Enrique. C'est... j'ai, j'étais vraiment malheureuse. J'étais pitoyable. Je sais que c'est cruel, que je ne devrais pas te le dire après ça, que je n'ai pas le droit, mais je ne te laisserai pas me quitter encore comme tu as fait. On a toujours été tous les deux... depuis Poudlard. Ca ne peut pas changer ça. Ca ne peut pas. Ou alors, pas comme ça, sans rien dire. Je comprendrai même si je ne peux pas l'accepter. Je comprendrai si tu voulais t'en aller encore.

    Elle le disait mais sa voix s'étranglait. Elle aurait déjà eu le visage baigné de larmes si elle n'avait pas été vampire. Elle tendit sa main aux doigts froids pour prendre la sienne mais se ravisa au dernier moment. Elle n'avait plus le droit de faire ça. Tout comme elle n'avait pas le droit de le retenir prêt d'elle en sachant qu'il allait en souffrir, elle se sentait abjecte mais elle ne se sentait pas prête à le laisser. Elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait pas avoir de seconde chance avec la vie. La première fois qu'elle était morte de découragement, elle en était revenue. Un instant elle se dit qu'elle aurait préféré ne pas revenir. Mais elle fronça les sourcils. Ce n'était pas elle ça. Elle n'avait pas ce genre de pensée morbide. Elle ne retenait pas les gens de force près d'elle. Elle n'était pas sans coeur et égoïste à ce point. Pourtant...

    Lily - Je dis n'importe quoi. Je crois qu'il vaut mieux que tu me ramènes vers chez moi, peu importe ce que tu voudras faire ensuite', elle serrait les dents, le regardant comme si c'était la toute dernière fois. Elle pâlit à vue d'oeil tandis que son regard s'attardait sur toutes les lignes de son visage avant de se reposer doucement, sans certitude, sur les prunelles grises chéries,' je ferais avec.', elle s'approcha de lui comme diminuée. Elle était si malheureuse de le retrouver pour le perdre encore. C'était injuste et cruel et ça faisait un mal de chien. Elle se releva, s'approchant un peu plus de lui. Serre moi... s'il te plait.

    Elle avait besoin de le sentir contre elle. De sentir qu'il était encore un peu là avec elle. De sentir ses bras qui l'empêchaient de voir le gouffre derrière elle. Elle en avait besoin. Elle pleurait. Elle pleurait réellement mais sans les larmes. Ses yeux restaient clairs, comme un jour d'hiver. Mais elle pleurait réellement.


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Enrique I. Almadovar

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MessageSujet: Re: Come break me down...   Mar 5 Jan - 0:24

- Ne fais pas ça. Tu... tu n'es pas ce genre d'homme.
- L'eau a coulé sous les ponts, Asphodèle.

Il la fusilla du regard, la laissant tout de même prendre son verre qu'il avait, au préalable, vidé quasiment cul sec. Enrique soupira doucement, se passant une main sur le visage avec fatigue. Il n'ajouta rien... Il semblait déconnecté. Néanmoins, il écoutait tout de même ce qu'Asphodèle disait.

- Je ne veux pas te... perdre à cause de ça. Je supporterai pas Enrique. C'est... j'ai, j'étais vraiment malheureuse. J'étais pitoyable. Je sais que c'est cruel, que je ne devrais pas te le dire après ça, que je n'ai pas le droit, mais je ne te laisserai pas me quitter encore comme tu as fait. On a toujours été tous les deux... depuis Poudlard. Ça ne peut pas changer ça. Ça ne peut pas. Ou alors, pas comme ça, sans rien dire. Je comprendrai même si je ne peux pas l'accepter. Je comprendrai si tu voulais t'en aller encore.

Il bougea si vite qu'il aurait pu l'effrayer. Il lui saisit les épaules de ses mains, et il lui dit avec une certaine douleur. Mais dans sa voix, il y avait une forme de détermination, comme... Résigné.

- Pourtant, ça l'est ! Arrête ! Ne nie pas l'évidence ! Ne cherche même pas à comprendre ou a tenté de l'accepter. Tu DOIS l'accepté. Tu ne peux pas faire autrement...

Enrique était à vif. Il s'était dévoilé. Elle devait l'accepter. Elle n'avait pas d'autres choix de toute façon. Pour la simple et bonne raison que c'était lui, et pas un autre. Sa voix s'était éteinte dans un murmure tandis qu'elle reprenait.

- Je dis n'importe quoi. Je crois qu'il vaut mieux que tu me ramènes vers chez moi, peu importe ce que tu voudras faire ensuite... je ferais avec.

En même temps, y avait pas tellement d'alternative.

- Serre moi... s'il te plait.

Il se relève, se met à sa hauteur. Ses yeux grises étaient plongés dans le violet de ses iris. Finalement, il finit par l'enlacer dans ses bras. Il l'avait contre lui... Et si il avait pensé que ça lui ferait du bien, ce fut tout le contraire. Il se devait de lutter contre une envie irrésistible de lui caresser le bas du dos... De lui effleurer ses lèvres, de jouer avec ses lèvres sur sa peau - bien que glaciale - de la métisse... Il ne dit rien, serrant fortement les dents, jusqu'à ce que finalement, il ne transplane sur le perron du manoir Slayers.

- Je crois qu'on est arrivé...

Il se recule, la regarde, avant de finalement s'en aller en transplanant sans même lui laisser le temps de lui dire quoique ce soit.

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Asphodèle Slayers

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MessageSujet: Re: Come break me down...   Mar 5 Jan - 0:48


    Elle prit ce regard noir comme une claque. Des claques elle en avait prit beaucoup, sans doute beaucoup trop. Mais celle la lui fit vraiment mal. Il n'avait pas levé la main. Il n'avait pas bougé. Il l'avait seulement regardée.

    Enrique - L'eau a coulé sous les ponts, Asphodèle.

    Elle ne supportait pas cette distance entre pourtant, il fallait se l'imposer. C'était peut-être la première fois de sa vie qu'elle se savait incapable de quelque chose et qu'elle s'avouait que c'était irrémédiable. Elle ne pourrait pas mettre de distance entre eux. Comme elle le lui disait: ça n'existait pas, c'était impossible. Simplement.

    Enrique - Pourtant, ça l'est ! Arrête ! Ne nie pas l'évidence ! Ne cherche même pas à comprendre ou a tenté de l'accepter. Tu DOIS l'accepté. Tu ne peux pas faire autrement...
    Lily - Non je ne peux pas. Je ne VEUX pas! Je veux bien tout ce que tu veux. Je ne nie rien, je ne pourrais pas nier même si je le voulais je le vois dans tes yeux, dans ta façon de me regarder. Je l'accepte, ça je l'accepte... que tu m'aimes, pas que tu me laisses. Pas que tu t'éloignes. Je peux pas.

    Elle savait qu'elle ne pourrait que si elle y était contrainte et forcée. Comme il l'avait fait deux années durant. Elle avait eu mal, vraiment mal mais elle n'avait pas eu le choix. Elle acceptait son amour même si elle ne pouvait le lui rendre comme elle aurait du. Même si ça lui briser le coeur d'être la source de tant de douleur. Elle était trop réceptive, surtout parce que c'était lui, elle lisait dans sa moindre expression la désolation qu'elle avait jeté sur lui. Elle n'était qu'un objet de malheur et elle ne pouvait rien défaire désormais de ce qu'ils avaient fait en un seul baiser et peut-être dans les milles étreintes qu'ils s'étaient données avant sans que cela ne pose aucune question à personne. Il avait toujours été son meilleur ami, elle, sa meilleure amie. Ca ne pouvait pas s'effacer comme ça. Pourtant elle n'en ajouta pas plus. Elle avait trop mal elle aussi. Elle voulait qu'il la serre. Elle n'était qu'une gamine capricieuse, une Nospheratov. Elle s'en rendit compte à la manière dont il la serrait c'était différent. Ca n'était plus spontané. De fait elle eut aussi du mal à se laisser aller, bien qu'elle enfouissait son visage dans la chaleur de la gorge d'Enrique. Elle ne savait plus exactement où mettre ses mains, comment le serrer. Comment avait-elle fait avant? Comment serrait-on quelqu'un dans ses bras? Elle ne savait plus rien.

    Enrique - Je crois qu'on est arrivé...

    Elle rouvrit les yeux. Elle n'avait même pas senti leur transplanage que déjà il se détachait d'elle. Il la regarda et s'évanouit devant l'aube qui perçait déjà l'horizon. Elle fuit à l'intérieur de la maison, protégée par la porte. Elle se laissa glisser contre le chêne massif, se cachant le visage dans les mêmes comme autrefois, quand mortelle, elle avait pu pleurer. Quelques très rares fois. Elle ne savait plus rien.
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