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 chaque jour est un adieu.

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Ezra F. Akselsen

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MessageSujet: chaque jour est un adieu.   Lun 25 Jan - 2:17

robyn & ezra

sujet flashback.

Les rayons du soleil lentement s'affaissent, fils tendus dans le vide, accrochés solidement dans la terre qui se laissent détacher et glisser le long du monde, tels des cheveux d'ange glissant sur une peau duveteuse. Et la souffrance et la douleur de la terre qui saigne qu'on lui arrache les rayons qui font resplendir sa beauté, jaillissent dans le ciel et s'accroche aux nuages alors teintés de rouge, de rose et d'orange. Il ne regarde pas. Ezra, il a autre chose en tête, même si les teintes magnifiques du ciel envahissent entièrement ses yeux. Il marche, non il court sur la lande, dans la forêt, tentant de rattraper la course folle des rayons du soleil le long de la terre. Mais même un pur-sang ne saurait être aussi rapide que l'astre. Quand il s'arrête enfin, l'éclatante lumière d'or et de sang du soleil n'est presque plus qu'un souvenir, et le ciel ressemble à une scène de crime où tout est déjà fini, et qu'on nettoiera bientôt. Tout sera bientôt fini, il le sait. Mais il court toujours, pour tenter d'attraper le soleil alors qu'il sait très bien que celui-ci se dressera toujours très haut et très loin devant lui.
Ezra jette un regard derrière lui, à travers les arbres et l'obscurité, que ses yeux parviennent à percer, tels ceux d'un lynx. Il n'y a rien, pour l'instant. Mais il ne peut rester immobile ici plus longtemps. Car ils sont derrière lui. Il ne sait pas qui ils sont exactement, mais sait qu'il ne doit surtout pas se retrouver entre leurs mains. Alors il reprend son souffle et court à nouveau. Il n'a même plus mal aux jambes quand il court, maintenant entraîné à cette fuite perpétuelle, sans avoir de but ou d'objectif que ce soleil si lointain qui toujours plus s'éloigne. Mais ce soir-là lui vient un objectif différent, accessible celui-là, lui semble-t'il. C'est cette maison devant laquelle il s'arrête quelques instants, pour la contempler, pour l'admirer, pour se souvenir, pour revivre tous ses instants qu'il tient dans sa main bien serrée, avant de s'y engouffrer.
Il y sent le parfum doux des fleurs de fin d'été, et celui que les rayons rouges du soleil ont donné à la terre en s'en déracinant. Il sent la pierre des murs vibrer si doucement à chacun de ses pas, et les veines des bois se serrer à son approche. Il sent une odeur de melon et d'orange quelque part dans la cuisine. Le repas vient d'être servi et terminé. Il arrive trop tard. Mais ce n'est pas dommage, car ce n'est pas pour cela qu'il venait. Il marche à pas de loup, pour ne pas qu'on l'entende. Non qu'il n'ai pas le droit d'être ici, mais qu'il préfère qu'on ne le retarde pas dans ce qu'il a prévu de faire. Il se demande ce qu'il ferait s'il croisait sa mère ou sa sœur dans un couloir là, s'effondreraient-elles dans ses bras pour lui demander ce qui a bien pu se passer pour qu'il ne rentre pas plus tôt? Non, elles lui jetteraient plutôt ce regard un peu dédaigneux et franchement indifférent, sans se soucier plus de toutes ces horreurs qui le poursuivent. Et lui que ferait-il, leur raconterait-il tout? Il s'imagine se lancer dans un long et émouvant récit, mais d'une part cela le retarderait encore bien trop, et d'autre part, ce n'est pas le genre de la maison, ni celui de sa famille, ni le sien. Au final, il espère simplement qu'elles n'aggraveront pas son cas, le reste il n'en a rien à battre, même de leur dire adieu, s'il devait ne jamais revenir.
Ezra entre dans la salle de bain, sans avoir croisé personne sur son chemin. Il fouille un peu les placards et trouve la teinture que Rosemary a laissé là il y a quelques années, quand elle a laissé tomber sa furtive période gothique. Il se penche sur le lavabo et sans même lire les instructions, étale le produit sur ses cheveux. Dans le miroir, il peut voir ses doigts se noircir, et ses cheveux autrefois blonds comme les blés prendre lentement une teinte d'ébène. Il relève la tête pour regarder son visage maintenant encadré de noir et ne se reconnaît pas dans ce reflet qui ne ressemble plus au petit Ezra qui ne parle à personne et ne veut pas s'attirer d'ennui. Il a le visage plus fort, plus carré, et plus dur. Quelque chose à comme passé dans ses yeux, cette lumière de l'innocence s'est éteinte, pour ne laisser qu'un vide sidérant, vertigineux à qui voudrait s'y engouffrer. Il n'est plus un enfant, mais il n'est pas un adulte, car il n'a pas encore su supporter le monde qui vient de lui tomber sur la tête, et n'y arrivera peut-être jamais. Ce reflet est maintenant le sien, et il faudra qu'il s'y habitue, car les choses ne seront plus jamais les mêmes. Il n'habite plus cette maison, et n'a plus lieu d'y être. Il n'est plus ce qu'il a été. Il ne doit plus rester immobile devant la vie, il doit agir, il doit courir. Il ferme les yeux et imprime cette image sur l'intérieur de ses paupières avant de quitter la salle de bains.
Il ne court pas dans les couloirs, il ne veut pas déranger la douce quiétude de cette maison, de cette famille à laquelle il n'appartient plus, et n'a jamais vraiment appartenu, n'étant que le fils de la bonne. A chaque pas qu'il fait, à chaque mur sur lequel il pose sa main, il sent revenir une image, une odeur, un son, un souvenir, et avec ce souvenir le vertige du temps perdu. Il erre maintenant sans but dans le labyrinthe du manoir, ces couloirs qu'il a arpenté tant de fois, dans lesquels il a déjà couru, avec elle, en jouant à se chamailler. Mais aujourd'hui il ne veut pas y courir, parce qu'elle n'est pas là pour courir avec lui, et ne le sera plus jamais. Il sent arriver la porte de sa chambre, qui depuis le début appelle ses pas sans qu'il ne la voit consciemment venir. Il voudrait partir en courant, quitter ce manoir, pour ne pas avoir à affronter son regard, pour ne pas avoir à lui dire adieu. Mais ses pieds continuent à marcher tous seuls et ne s'arrêtent que devant cette porte. Il pourrait à cet instant courir et fuir, ou frapper à la porte et la serrer dans ses bras une dernière fois avant de s'enfuir. Mais l'image, le souvenir ne serait-il pas plus beau s'ils ne se souvenaient que de visages rayonnants qui croient ne jamais se perdre? Il a la main levée sur le bois de la porte, mais à l'instant où elle se baisse, il sent la neige dans ses yeux fondre pour laisser couler quelques gouttes sur ses joues, et sa main se baisse sans toucher la porte.
Alors à nouveau il marche. Il fuit. Il s'en va. Et toute la neige dans ses yeux veut fondre sans y parvenir. Car elle ne sera plus là, plus jamais là, que peut-être il mourra sans jamais la revoir, qu'elle refera sa vie, qu'elle trouvera un bon parti, fera des enfants alors que lui sera disparu pour toujours, courant ou mourant – mais après tout, les deux se valent -. Et pourtant il peut sentir sa présence dans chacun de ces murs, dans chacun de ces minces rayons de soleil mourant qui ne l'éclaire pas. Il peut la sentir si proche de lui que s'il se retournait, il s'imagine pouvoir la voir. Elle est partout tout autour de lui. S'il se retournait, il pourrait la voir. Il s'arrête et commence à tourner la tête.


Dernière édition par Ezra F. Akselsen le Mar 26 Jan - 11:59, édité 1 fois
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Robyn E. Kinsburry

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MessageSujet: Re: chaque jour est un adieu.   Mar 26 Jan - 5:25

    Poudlard était à nouveau dans les pensées de la jeune Robyn qui pensait qu’elle allait retrouver ce château en compagnie d’Ezra. Pourtant, elle ne voyait pas tous ses choses qui se passaient pour Ezra. Il était parti, elle ne savait trop où, mais il avait tout à fait le droit de faire sa vie de son côté. Après tout, il n’était qu’ami… non ? Robyn l’aimait différent, elle l’aimait plus qu’un simple ami. Sauf qu’elle était incapable de lui dire ses sentiments ce qui normal pour elle. Puis, elle ne pouvait vivre une histoire d’amour avec un autre type qui n’était pas de son sang. Pourquoi devait-elle penser au sang en ce moment? Pourquoi devait-elle rejeter la faute sur ce fameux sang qui n’avait jamais changé quelques choses en elle quand elle posait son regard sur Ezra ? Elle était amoureuse de lui, c’était la toute première fois qu’un garçon l’attendrissait autant. Elle était douce et humaine avec lui. Il la rendait meilleure. Robyn passait beaucoup de temps avec lui d’ailleurs, mais jamais elle ne l’avait abandonné pour quoique ce soit. Elle trahissait son sang pour pouvoir avoir du temps avec lui. Elle ne voulait pas perdre une seule seconde qu’elle pouvait passer à ses côtés. Elle aimait qu’il pose ses mains, son regard, ses lèvres et sentir son souffle sur elle. Robyn était complètement folle de lui. Il était le seul qui pouvait lui faire autant d’effet. Elle ferait n’importe quoi pour être près de lui. Pourtant, Poudlard arrivait à grand pas à nouveau dans leur vie. C’était dur de rester à Poudlard éloigné loin de lui, car ils devaient se séparer. Il était un né-moldu et à Poudlard, il était difficile de le voir, car il était avec les siens. Robyn le surveillait de loin, mais elle était présente sans qu’il s’en rende compte. Elle l’aimait après tout, il était logique qu’elle le veuille heureux. C’était la seule chose qu’elle voulait.

    Le temps n’était pas encore à penser totalement à Poudlard puisqu’août venait de commencer. Elle s’était levée tard cette journée, comme d’habitude. Elle avait descendu au premier voir à la cuisine ce que les ou la bonne(s) avaient fait comme nourriture. Robyn leur(s) fit un sourire forcé avant de sortir dehors nu pied respirée l’air frais du grand jardin. Ses parents se trouvaient juste à côté dans la véranda vitrée rattachée au manoir. La véranda était entourée de belles plantes pour embellir la demeure des Kinsburry qui étaient déjà magnifiques. Robyn regardait ses parents qui prenaient un verre de jus d’orange. Ils la saluèrent de la main. Elle fit un sourire forcé. Elle n’avait pas aperçu Ezra dans les cuisines peut-être dormait-il encore ? Elle allait lui laisser le temps encore un peu. Elle allait prendre son petit déjeuner avant d’aller le réveiller dans son lit directement. Elle avait envie de se glisser dans son lit et le taquiner juste un peu, comme à son habitude. La jeune femme alla rejoindre ses parents qui étaient assis sur à la table à l’intérieur de la véranda. Rosemary lui envoya des regards noirs puisqu’elle parlait de sujets qui étaient que pur mensonge à ses parents. Robyn savait que sa sœur le savait, mais elle s’en foutait comme l’an quarante puisqu’elle avait le dessus sur sa famille qui ignorait totalement à quel pont qu’elle avait de l’emprise sur eux. C’était une vraie de vraie manipulatrice. Personne ne pouvait rivaliser avec la reine de la manipulation, même Rosemary ne pouvait rivaliser contre sa propre sœur qui avait ses parents dans sa poche. Robyn se fit servir par l’une des bonnes. Elle mangea doucement son repas. Elle finit après tout le monde son assiette. Elle mangeait à son rythme que pour laisser dormir plus longtemps Ezra. Elle pensait réellement qu’Ezra dormait dans son lit dans les quartiers de sa mère qui était l’une des bonnes de la maison depuis quelques temps. Robyn mangea avec appétit ce qu’on lui apporta sans dire un mot. Elle regardait le paysage qu’offrait les jardins du manoir Kinsburry à travers les vitres de la véranda. Robyn finit enfin son sa deuxième assiette avant de se lever en poussant la chaise plus loin. Elle était encore en pyjama, mais elle était libre de faire ce qu’elle voulait faire dans sa propre demeure. La jeune femme s’épousseta un peu pour enlever les graines de pain tombées sur le bas de son pyjama. Elle se dirigea vers la chambre de Ezra. Elle poussa la porte de la chambre de Ezra pour voir que son lit était vide. La jeune femme poussa un long soupir. Où était-il ? Que faisait-il ? Elle commença à s’inquiéter un peu. Elle n’avait pas l’habitude de ne pas le voir aussi longtemps. Elle avait besoin de voir son visage. Croisé son regard et finalement lui sourire. Robyn soupira longuement avant de remonter jusqu’à l’étage où se trouvait son immense chambre. En tournant le coin, elle l’aperçu… Enfin. Il pleurait…ou elle rêvait ? Robyn s’approcha de lui tout doucement et l’empoigna par les deux mains et le traîna jusque dans sa chambre avant de refermer la porte derrière elle.

    « Qu’est-ce qu’il y a ? Où tu étais passé ? » elle caressa tout doucement son visage et le fit asseoir sur son lit. « Tu peux tout me dire… en fait tu m’inquiètes Ez’, je n’aime pas te voir comme ça. À force de traîner ensemble, je sais quand tu vas bien ou tu vas mal. Dis-moi, qu’est-ce que tu as ? » dit-elle d’une voix douce. Robyn avait envie qu’il la caresse, qu’il la touche. Elle avait terriblement envie de lui, mais elle était trop inquiète pour lui demander ses choses. Pourtant, tout ça se lisait dans ses yeux. Robyn attendait une réponse de sa part, elle se tenait tranquille pour qu’il lui dise ce qu’il avait, mais elle était inquiète et elle avait un mauvais pressentiment. Un très mauvais même.
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Ezra F. Akselsen

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MessageSujet: Re: chaque jour est un adieu.   Mar 26 Jan - 13:58

Elle est là. Elle se tient devant ses yeux. Elle est dans ses yeux, où son reflet se trouble un peu. N'est-elle qu'un reflet, qu'une image, qu'un souvenir que son esprit à placé là dans ses yeux, mirage de son omniprésence dans cette maison et tout en lui? Ezra ne sait pas ce s'il préfèrera que cela ne soit qu'un lointain mirage, qu'un souvenir ravivé, ou qu'elle soit réellement là en chair et en os devant lui. Il y a en lui quelque chose qui crie pour la voir vraie, pour la toucher vraie, pour lui parler vrai. Mais il y a aussi tout un gouffre, tout une abîme sombre et glacée qui l'empêche de ce jeter sur cette image devant ses yeux, ne fut-elle qu'un fantôme. Il n'arrive pas à comprendre pourquoi ce gouffre est là, pourquoi il l'enveloppe totalement de son linceul pur et froid, jusqu'à engourdir ses sens et son esprit, et faire geler à nouveau la neige dans ses yeux.
Mais elle est réelle, Robyn est réelle. Il le savait, il en était sûr bien avant qu'elle ne mette ses mains dans les siennes. Il ne pouvait juste pas le voir, ses yeux troublés, barrés par cette barrière, par ce vide sidérant. Ce vide, on peut le voir dans ses yeux, si on s'y plonge. C'est un vide triste peut-être mais surtout absent. Il n'y a rien dans les yeux d'Ezra rien sinon le vide et le regret de ce vide. Pourquoi ne peut il pas sentir cet instant, sentir sa présence à elle, sentir ses doigts se glisser contre les siens, et leur douceur et leur finesse, ni même plonger son regard dans le sien? Pourquoi est-il si froid? Pourquoi n'y a t'il rien dans ses yeux? Il voudrait se détester, se frapper le visage dans tous les murs de cette maison pour n'être pas capable de la serrer dans ses bras et de lui dire à quel point il est heureux de la revoir. Mais les choses ne sont pas si simples. Plus rien n'est simple maintenant. Il ne pourra plus jamais la serrer dans ses bras, l'embrasser ou même simplement se tenir à coté d'elle, sans éprouver de terribles regrets, de terribles remords, et surtout une peur viscérale de lui causer du tord et de lui faire mal. Même si déjà auparavant, par l'impureté de son sang il ne pouvait que lui causer des ennuis, et que cela le désolait de la voir briser tout ce qu'elle pouvait avoir rien que pour être avec lui, il y a encore autre chose aujourd'hui. Il a peur de tout, de lui-même surtout, et de ce que ce nouveau lui-même peut faire, et de ce qu'il peut lui faire à elle. S'il reste à cet instant ou pour toujours à ses cotés, qui sait ce qui adviendra d'elle? En fait il le sait très bien, mais il faut à tout prix l'éviter, pour ne pas qu'elle souffre, pour ne pas qu'il lui fasse du mal. Ce serait mieux pour elle et pour lui que plus jamais il ne se revoient, qu'ils ne se soient pas vus, ce soir là ni jamais.
Mais alors qu'elle l'entraine doucement mais fermement, comme elle sait habilement mener les gens où elle veut avec son regard d'ange, il ne bouge pas, il ne tente pas de s'échapper ni ne pleure, qu'il soit charmé l'ange, ou qu'il ne puisse plus se résoudre à fuir. Il sent dans sa main la chaleur légère de ses doigts, et la serre sans lui faire mal pour imprimer dans sa peau à lui le toucher de la sienne, pour que jamais il ne l'oublie. Il veut garder ce souvenir dans sa peau-même, là où il ne pourra jamais s'échapper, enfermé à jamais. Il veut aussi attraper le petit oiseau qui vole dans ses yeux, qu'il voudrait toujours avoir devant lui pour lui montrer le chemin, mais il ne veut pas le lui arracher violemment et le mettre en cage simplement pour lui, car c'est seulement dans ses yeux qu'il lui est magnifique. « Qu’est-ce qu’il y a ? Où tu étais passé ? » Sa voix est empreinte d'excitation, et d'un peu d'inquiétude, comme si elle sentait que malgré le bonheur qu'elle a à la retrouver, quelque chose de plus terrible se cachait dans les yeux d'Ezra qu'il baisse et détourne des siens. Il ne peut soutenir son regard, et lève le sien vers la fenêtre vers la voûte céleste qui lentement se pare de ses plus belles étoiles. Il n'arrive pas à lui dire quoi que ce soit, car il sait qu'il va briser le diamant de ses yeux, qu'il sait magnifique tant qu'elle ne sait pas. Serait-il plus doux qu'elle reste dans l'ignorance de ce qui se passe, de ce qui lui est arrivé de ce qui va lui arriver? Il n'arrive pas à en être convaincu, mais ne parvient pas non plus à laisser sortir un seul mot, et c'est presque plus terrible surement pour elle de ne pas savoir ce qu'il ne parvient pas à lui dire. Il se mord la lèvre, espérant détruire l'inébranlable barrière qui empêche les mots de sortir de sa bouche.
Ezra parvient à remonter son regard dans celui de Robyn alors qu'elle pose sa main sur son visage, cette main contre laquelle il aimerait se frotter et se serrer pour toujours. Ils sont assis sur son lit, sur lequel ils se sont si souvent allongés la nuit pour regarder les étoiles du ciel à travers la fenêtre et surtout voir celles qui brillaient dans leurs regards. Il n'y a plus d'étoiles dans le sien, elles ont préféré s'éteindre et il sent celles dans le regard de Robyn trembler, sur le point de choir s'il reste ainsi immobile et muet. « Tu peux tout me dire… en fait tu m’inquiètes Ez’, je n’aime pas te voir comme ça. À force de traîner ensemble, je sais quand tu vas bien ou tu vas mal. Dis-moi, qu’est-ce que tu as ? » Elle ne sait pas encore, et il aimerait que cet instant où elle ne sait pas soit éternel. Mais l'inquiétude, la peur qui grandit en elle empêche cet instant d'innocence d'être beau. L'innocence et l'insouciance ne peuvent jamais être éternelles. Il pose sa main sur la main posée sur son visage et la caresse doucement de ses doigts, puis baisse à nouveau les yeux, pour prendre son souffle, juste avant de se laisser tomber allongé sur le lit, car c'est toujours là qu'il a aimé lui parler, que ce soit de tout de rien, où même simplement essayer de voir toutes les constellations dans ses yeux.
Il se perd dans son regard, dans toutes ces étoiles qu'il s'apprête à éteindre. Il veut garder dans sa mémoire pour toujours leur image, leur beauté rayonnante et brillante, illuminant la nuit et l'obscurité dans laquelle il a été plongé. « Je ne devrais pas te dire. Quand tu sauras, tu préféreras peut-être que je ne t'ai jamais rien dit. Je ne devrais même pas être venu ici. Je n'aurais pas du te revoir. » Il ferme les yeux et une goutte de neige fondue s'en échappe, elle brille timidement dans la lumière des étoiles de ses yeux. « C'est terrible de dire ça je sais. Mais je ne veux pas, je ne peux pas te mentir. Je suis revenu quand même. Mais je n'arrive même pas à te le dire, je ne sais pas pourquoi. » Vas-y dis-le, crie-le que tu tiens à elle plus qu'à ta vie, que tu ne pouvais pas rester plus longtemps qu'elle et que ta venue ici n'était qu'un prétexte pour la revoir. Crie-le, Hurle-le! Mais il n'y arrive pas. Ces mots restent prisonniers de sa bouche. « Est-ce que tu tiens vraiment à tout savoir? Même... même si c'est dur à dire et à entendre. »
Il devrait repartir dès maintenant, car il ne sera pas hors d'atteinte très longtemps, mais les yeux de Robyn l'ont capturé et ne le laisseront pas partir de si tôt, car ils ont ancrés un fil depuis si longtemps, un fil que même la distance entre eux n'a su détruire.
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Robyn E. Kinsburry

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MessageSujet: Re: chaque jour est un adieu.   Mer 27 Jan - 5:05

    Ce qu’il est craquant, pensa-t-elle avec un regard doux qu’elle lui laissait voir. Il était tellement beau à ses yeux, jamais elle ne serait capable de se séparer que quelques temps de lui sans penser à lui. Robyn serait incapable de ne pas réagir s’il trouvait l’amour de sa vie. Elle serait terriblement blessée, pourtant elle ne pouvait choisir les relations qu’il voulait avoir. Il n’était pas obliger de se priver de l’amour d’une autre femme puisqu’elle était incapable de lui dire ce qu’elle ressentait. À quoi ça servait de le garder que pour elle ? C’était peut-être égoïste, mais elle voulait le garder pour elle pour toute sa vie. Il était unique dans son cœur. Le perdre se serait comme perdre le peu de cœur qu’elle avait. Son cœur était né lorsqu’elle l’avait aperçu, lorsqu’il avait réussi à faire germer une petite graine qui grandit dans cet hiver froid et dur. Robyn avait ressenti quelques choses de nouveau en elle, un sentiment inconnu qui avait grandi peu à peu à l’intérieur d’elle. Le printemps revenait quand il était près de lui. Elle sentait le froid hivernal partir un tout petit, elle entendait les gazouillis des oiseaux et son cœur recommencé à respirer lentement avant de battre de plus en plus fort lorsqu’il posait ses yeux sur elle. La neige fondait à chaque fois, mais dès qu’il s’éloignait… elle sentait le froid revenir aussi vite qu’il était parti. C’était étrange, comment Robyn avait un cœur difficile à comprendre surtout face à ce qu’elle était réellement. Il avait réussi à la dompter sans peut-être le vouloir. Elle l’aimait de tout cœur sans pourtant dire les fameux mots pour s’exprimer, comme elle le voudrait vraiment, mais dieu sait comment Robyn craquait pour le beau brun. Elle avait l’impression que depuis qu’il est un brun… elle était encore plus attirée. Peut-être parce qu’il avait ce côté sombre qui l’attirait. Pourtant les yeux de celui qu’elle aimait prouvaient totalement qu’il n’allait pas bien. Il y avait ses gouttelettes d’eau qui coulait sur ses joues. Elle l’invita à le suivre sans lui laisser la chance d’aller ailleurs que dans sa chambre. Elle l’emmena vers son lit et le fit asseoir. La jeune femme le regardait tout doucement sans rien dire. Elle l’embrasserait en ce moment, mais elle ne pouvait pas lui faire ça. Elle sentait qu’il avait quelques choses d’important à lui dire. Elle était incapable de ne pas lui toucher. Elle devait le faire. Robyn touchait à la peau douce de Ezra. Elle avait une envie folle que ses lèvres touchent cette peau qui lui criait de le faire. En fait, elle se retenait par respect pour Ezra qui semblait avoir de la difficulté à lui parler de cette chose qui l’avait fait pleurer ou qui l’avait rendu extrêmement triste pour qu’elle aperçoive la goutte tombée sur sa joue blanche. Robyn ne lui souriait pas. Elle le regardait sérieusement, essayant de le calmer pour l’aider à parler de ce qu’il semblait vouloir lui dire. Elle sentit ses doigts contre ses doigts quand elle passa sa main sur son visage. Il ouvrit enfin la bouche ce qui la calme un peu, mais l’inquiétude était toujours présente dans le cœur de Robyn qui redoutait tout. Elle ne savait pas ce qui était la source de cette larme qui la chamboulait.

    « Je ne devrais pas te dire. Quand tu sauras, tu préféreras peut-être que je ne t'ai jamais rien dit. Je ne devrais même pas être venu ici. Je n'aurais pas du te revoir. C'est terrible de dire ça je sais. Mais je ne veux pas, je ne peux pas te mentir. Je suis revenu quand même. Mais je n'arrive même pas à te le dire, je ne sais pas pourquoi. Est-ce que tu tiens vraiment à tout savoir? Même... même si c'est dur à dire et à entendre.»
    Elle l’avait écouté tout le long. Elle n’avait pas dit un mot. Robyn cessa de le caresser sur le coup. Elle croisa son regard et fronça les sourcils. « Tu… tu aimes quelqu’un et tu quittes la voir ? » dit-elle tout doucement au départ contenant sa frustration, même si elle avait inventé n’importe quoi pour calmer l’atmosphère, mais elle croisait les doigts intérieurement que ce ne soit pas ça. Elle ne serait acceptée la vérité, mais elle n’éclaterait pas devant lui pour le respect de son meilleur ami. « Désolée, c’est totalement con ce que je viens de dire. Je veux savoir Ezra ! Pourquoi tu ne pourrais plus me voir ? Tu ne peux pas ne plus me voir… j’en serais terriblement blessée, t’es mon seul ami… » dit-elle, mais ce qu’elle ne savait pas, c’est que ses paroles n’aidaient en rien ce qu’Ezra voulait lui dire. Elle ignorait en fait, si elle aurait su… Elle l’aurait supplié de rester avec elle, mais elle était dans une ignorance totale. Elle lui prit ses mains. « Dis-moi la vérité Ezra, j’ai tellement peur… Je sens que ce n’est pas une nouvelle qui te plait et qui va me plaire. Ezra, j’ai peur… » La jeune femme approcha son visage du sien plongeant son regard dans celui d’Ezra. Elle voulait se sentir mieux, alors elle l’embrasse, craquant littéralement pour Ezra. Robyn était maintenant au dessus de lui, puisqu’il s’était couché quelques secondes plus tôt. Elle glissa ses mains sous le chandail d’Ezra caressant ses abdominaux du bout des doigts remontant le plus haut qu’elle pouvait atteignant son torse du bout des doigts. Elle finit par le lâcher. « Je suis encore désolée, Ezra. Je ne dois pas t’aider pour que ce que tu as à me dire, mais tu sais que je me suis ennuyée de toi. Tu m’inquiète mon p’tit bol au lait… »

    ( Je suis désolée, c'est la merdeeeeeee )
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Ezra F. Akselsen

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MessageSujet: Re: chaque jour est un adieu.   Lun 15 Fév - 12:58

Elle est si belle, disent les yeux d'Ezra à l'instant où un peu de leur neige fond et glisse le long du torrent montagneux de sa joue. Elle est même éblouissante, avec ses deux émeraudes brillantes et son teint lumineux, à coté de la fadeur de ses yeux fades, un peu gris, un peu bleu, et rongé par un vide aux parois glacées de neige. Elle est belle mais elle est fragile, c'est dans ses yeux vibrant, tremblant qu'il le voit, c'est dans cette éclatante et surprenante beauté que se sont dissimulées les failles qui la feront s'éclater en mille morceaux. C'est lui qui la brisera, détruira le subtil et fragile équilibre des étoiles dans ses yeux, parce que lui maintenant a cette nouvelle force qui court dans ses veines. C'est cette chose terrible qui ravage tout son corps, toute son âme et tout son cœur, parce qu'il ne peut la maîtriser et qu'elle sera violente et imprévisible et tremble entre ses larges doigts refermés sur les minces doigts de Robyn. D'un simple mouvement il pourrait les briser, et cette possibilité fait de nouveau fondre la neige dans ses yeux. Il va lui faire du mal, c'est inévitable, comme il lui en a toujours fait, en la forçant à s'abaisser à sa condition et à renoncer à toute la dignité de son sang et de sa position sociale.
Mais il y a tant d'innocence dans son regard qui ne sait pas et veut savoir, comme les enfants qui posent des questions sur tout le monde qui les entoure et sont impatients de le connaître pleinement, sans savoir que parfois il serait mieux de rester dans l'ignorance. « Tu… tu aimes quelqu’un et tu quittes la voir ? » Ezra laisse échapper un petit sursaut de rire, qui danse après encore sur le mince sourire qui étire ses lèvres. La manifestation de cette inquiétude est adorable, mais il sent que cette peur, cette jalousie en elle n'est pas qu'une blague pour détendre l'atmosphère, c'est dans le tremblement de ses yeux, c'est dans la neige qui s'apprête à y fondre. « Non, ce n'est pas ça. » Son sourire se fige lentement dans l'instant, alors qu'il se demande si cela n'aurait pas été mieux que la raison de son attitude soit cela, comme la véritable raison lui semble bien plus atroce encore. Mais il ne peut même se résoudre à lui mentir, en inventant un autre amour. « Je ne pourrais pas te faire ça. Et de toute façon, je ne connais que toi. »
« Désolée, c’est totalement con ce que je viens de dire. Je veux savoir Ezra ! Pourquoi tu ne pourrais plus me voir ? Tu ne peux pas ne plus me voir… j’en serais terriblement blessée, t’es mon seul ami… » Elle est si adorable, pense-t'il encore. Et il l'adore aussi car c'est à lui aussi c'est sa seule amie, n'ayant apparemment à la naissance pas été doté des capacités sociales qu'ont tous les autres enfants, et le firent préférer la solitude ou la seule compagnie de Robyn. Le rire qui l'a animé tout à l'heure n'est plus qu'un vague souvenir, qu'une ombre sur ses lèvres de nouveaux tendues par l'inquiétude et la peur de briser cet instant fragile comme du cristal. Alors ses mains qui avaient glissé de celles de Robyn sent qu'il s'en rende compte retrouvèrent à nouveau leur toucher fin et délicat, alors qu'elle les prend, les tient et les serre entre ses petits doigts fragiles et tremblants. « Dis-moi la vérité Ezra, j’ai tellement peur… Je sens que ce n’est pas une nouvelle qui te plait et qui va me plaire. Ezra, j’ai peur… » Il la voit monter cette peur, grimper dans ses yeux, et s'y accumuler comme de la neige qui tombe sur le pic des montagnes par jour de tempête, et il essaye de trouver la force et le moyen de souffler le vent qui chasseraient ses nuages. Mais il n'y arrive pas, et il comprend que le vent qu'il soufflerait ne ferait que ramener plus de nuages de neige sur le sommet de la montagne.
Doucement, comme pour se faire pardonner ce silence, cette plaque de glace insoutenable et inacceptable mais pourtant indestructible, il fait doucement glisser ses doigts sur ceux de Robyn, afin de tenir ses mains dans les siennes. C'est dangereux de faire ça, car s'il lui prend l'envie de serrer ses minces doigts, il les briserait si sèchement qu'il s'en voudrait à mourir. Mais il n'a pas le temps de craindre cette perspective que Robyn a à nouveau détaché ses mains des siennes pour venir les faire glisser sur la peau de son torse, alors qu'elle se laisse tomber sur lui. C'est un geste de douceur, mais il y a dedans la porte ouverte de la violence dont l'obscurité et l'inconnu font craindre Ezra de ne pas non plus pouvoir contenir sa force nouvelle. Mais cette porte parvient à se fermer, ne laissant entrevoir la pièce qu'elle ferme que par le trou de la serrure. Les mains d'Ezra qui viennent se poser lentement sur celles de Robyn ne sont pas froide mais engourdies, pures, et chastes. « Je suis encore désolée, Ezra. Je ne dois pas t’aider pour que ce que tu as à me dire, mais tu sais que je me suis ennuyée de toi. Tu m’inquiète mon p’tit bol au lait… » Elle comprend qu'en cet instant les mouvements de ses mains ne mèneront pas à ce qu'elle imagine, même si Ezra ne les déteste pas. Avec toute la lenteur qu'il a mis dans ses mains pour contenir la violence qui tremble dans ses veines, il entraine Robyn sur le lit, et la dépose sur le coté, et plonge son regard dans le sien. Il y a peut-être une étincelle, un feu qui s'allume dans ses yeux, mais il ne fait que fondre la neige en une goutte qui descend sur la pente abrupte de son visage.
Sa main caresse la joue de Robyn comme les parents le font aux enfants qu'ils consolent, avec cette lenteur et ce regret dans les yeux qui savent que tout est déjà joué d'avance, et que même s'ils le veulent, ne pourront garantir à l'enfant de ne plus jamais être triste. Il ferme les yeux et prend une grande inspiration. C'est maintenant ou jamais. C'est maintenant ou jamais. C'est une goutte de neige. Et ce sont ses lèvres qui s'ouvrent enfin. « Robyn... » Mais rien d'autre ne sort. Et ses lèvres toujours ouvertes il ne sait pas pourquoi, mais il vient les poser sur le front de Robyn. « Je... Je ne sais pas si je vais y arriver. » Ses yeux se plongent dans les siens, alors qui passe sa main dans ses cheveux soyeux. Et ses lèvres encore ouverte il vient les poser délicatement sur les siennes, innocemment, pour imprimer leur saveur si particulière dans les siennes. Il faut y aller maintenant, tu ne peux plus tourner autour du pot. « Tu sais, j'étais chez mon père en Norvège... » Sa voix se perd dans un souffle presque haletant, dans ses yeux qui ne parviennent plus à se fixer un instant dans ceux de Robyn. Il les attrapent ses yeux et il les force à s'accrocher à nouveau à ces émeraudes brillantes d'étoiles devant lui. « Et... Et il... Il est... Il s'est passé quelque chose de terrible... »
Ses yeux se détachent encore, ne pouvant supporter d'être fixés par tant de peur dans un regard, et ils se mettent à suivre l'un de ses doigts qui lentement, presque innocemment comme un enfant parcourt les courbes de la belle jeune femme, son épaule, le coté de sa poitrine, sa taille, ses hanches, comme pour en apprendre le dessin. Alors que ses doigts longent l'harmonieuse courbe du coté de Robyn, ses yeux sont devenus absent, absorbés, figés dans cette esquisse qu'ils dessinent sur sa peau. « Je ne sais pas vraiment ce qui s'est passé, mais c'était mauvais, très mauvais. Je... » Ses yeux rougissent et se gonflent de neige prête à fondre alors qu'ils restent fixés dans le vide au delà de ses doigts. « Un matin, je me suis réveillé dans la forêt, je ne sais pas comment ni pourquoi. » Silence. Son doigt s'arrête suspendu sur le flanc de Robyn, incapable même de s'y poser. Et puis brusquement son regard vient frapper celui de Robyn, juste avant de se couvrir d'un torrent de neige fondue. « J'ai fait quelque chose, des choses très mal. Je... Je suis devenu un monstre! » Il plaque ses mains sur les yeux, alors qu'il pleure comme un bébé, sans vraiment faire de bruit et de déchirants sanglots mais dans des hoquets sincères et plus terribles car il voudrait les étouffer.
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