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 this is war ◊ (pv)

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Callyl N. Millehov

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MessageSujet: this is war ◊ (pv)   Sam 23 Jan - 20:41

SEARCH AND DESTROY


« Je sors. »
« Essaye de ne pas mettre la boucherie à sac cette fois... »

Il claque la porte du loft. Luke l'énerve au plus au point ces jours-ci mais Callyl l'ignore jugeant que c'est la meilleure méthode pour ne pas que le Midnight finisse en lambeaux dans le salon. La plupart du temps il passe du temps en ville, dans les endroits malfamés pour aller s'acheter de la nourriture mais il s'agit surtout d'éviter au maximum Luke. Il est vulgaire, narcissique, exaspérant, immature mais au fond de lui il a une petite part de lui-même qui ne pouvait qu'apprécier ce gamin. Cela dégoûte presque Callyl par moment. Il marche, s'éloignant à chaque pas un peu plus du loft qui rétrécit. Le quartier est désert, ce n'est qu'un vaste champ de ruines d'industries mais c'est aussi une bonne cachette pour des fugitifs comme eux. Le jeune homme tourne à l'angle d'une rue, regarde par-dessus son épaule, le regard attentif et transplane dans une épaisse fumée blanche opaque. Il a toujours détesté cette sensation d'étouffement pendant quelques secondes. Il réapparait dans une rue étroite, tombant sur une poubelle pour venir s'écraser sur le sol, la face la première. Il n'a jamais été très doué pour transplaner. Des murmures qui ressemblent à des jurons sortent de sa bouche alors que le soleil se couche pour laisser place à la lune. Cette satanée lune, immaculée qu'il haïssait plus que tous les jours de transformation. Il avance d'un pas prudent dans ses coupes-gorges observant les moindres recoins, analysant les moyens de fuites qu'il pourrait avoir un cas d'attaque. De ses mains il attrape la capuche de sa cape et la met sur sa tête pour ne pas qu'on puisse le reconnaître au premier abord. La brume se lève et son corps frissonne plusieurs fois, à la manière de décharges électriques alors qu'il continue son chemin pour arriver dans une rue moins étroite que la précédente. Le décor est lugubre, des caisses de marchandises entassés à la va-vite, un terrain boueux, des cadavres de rats morts. On a déjà vu mieux. Il relève brusquement la tête dans le ciel, mais ce n'est qu'un oiseau il continue sa route. De la lumière et des fumées ont l'air de s'échapper d'une petite bâtisse crasseuse un peu plus loin sur le chemin du jeune homme.

Callyl remarque que le terrain devient de plus en plus boueux, presque impraticable avec de simples chaussures, il fait attention à ne pas tomber. En avançant il arrive à apercevoir l'enseigne noircie du magasin " Bachasse & cie ". Une des meilleures boucheries que connaît Callyl dans la région même si l'endroit où elle se trouve ternie quelque peu sa réputation. L'ex-aiglon frappe ses pieds contre le paillasson de ferraille pour enlever les morceaux de boue sèche sous ses semelles puis s'empare de la poignée dorée qu'il tourne de ses doigts de pianiste laissant s'échapper un peu plus de fumée que celle qui ne sortait déjà de l'établissement. Un sourire se dessine sur ses lèvres quand il voit le gros boucher, un tablier tachée de sang entouré par toute cette viande si... appétissante. Il approche d'un pas vers le comptoir alors qu'une voix rauque résonne dans la petite pièce mal éclairée. « On est fermé. »

Le ton est presque insultant voir violent mais Callyl n'en fait rien, il enlève son capuchon en toute confiance et approche un peu plus un sourire carnassier qui se dessine sur ses lèvres à cause de toute cette viande. Il rétorque avec une voix doucereuse et amicale « Fermé? Tu ne fermes jamais pour moi... tu ne te rappelles pas vieille fripouille! » Vieille fripouille. Un vieux surnom, comme si ses deux là avec faire la guerre ensemble. Le boucher à la carrure imposante se retourne et sort de son atelier et se place devant Callyl. Un regard froid s'en suit entre les deux, mais ce n'est que de la taquinerie. Bachasse attrape dans ses bras Callyl qui ne peux rien faire d'autre que se laisser faire, ses pieds décollent presque du sol alors que le boucher le relâche un peu. Oui. Il faut le dire Callyl n'est pas très imposant fasse à lui. Mais il sait qu'il peut avoir confiance c'était un vieil ami de son père qui ne le trahira pas pour tout l'or du monde. Il avance dans le magasin, observant les pièces de viande attentivement et il regarde Bachasse. « T'a bien un petit truc pour moi? » Un rire gras sort de la bouche du vendeur « Ton père m'avait dit que t'était un morfale mais pas à ce point là. Je vais te chercher ce qui te faut. »

Dix minutes plus tard le boucher revient avec un sac sans fond où il y mettait toute la viande sous le regard attentif du lycan qui sortait déjà son argent pour le payer. Cinq minutes plus tard il recommençait déjà le trajet inverse, alors que quelques gouttes venaient marteler son visage. La brume était basse mais avec ses acuités sensorielles améliorées il avait le moyen de mieux voir et de mieux entendre que les simples mortels. Et dieu que cela allait lui servir. Callyl s'arrêta, le regard impassible, sans se retourner mais il savait déjà qu'il était suivi, d'après les murmures qui parvenaient à ses oreilles ils devaient être deux, trois grand maximum. Callyl tremblait, il n'aimait pas se battre et encore moins tuer, une goutte de sueur sur son front s'écrasa sur le sol et il porta la main dans sa poche près à sortir sa baguette.

Le silence qui régnait, les feuilles qui volaient dans d'agréables tourbillons n'annonçait rien de bon. En effet, rien de bon. Les pupilles de Callyl s'écarquillaient alors qui se laissait tomber sur le sol, et esquiva un sort, sûrement un avada qui passa à proximité de sa hanche. Dans la panique il se releva et alla se planquer derrière le premier mur venu, son myocarde pulsait son sang à toute vitesse dans son corps. Les premiers rires sadiques s'échappèrent des bouches de ses assaillants. Pour Callyl il était deux, maintenant c'était une certitude. « Sssht. Mon petit loup, sort d'ici, inutile de cacher, nous finirons par te retrouver et t'arracher les membres comme les créatures de ta sorte le méritent. Ne fait pas ton timide. » Callyl ne répond pas, son poing se crispe tandis que l'homme qui avait pris la parole s'avance délicatement, un pistolet rempli de balles d'argent s'avance toujours, tandis que le deuxième reste en retrait, prêt à faire feu. « Allez sors. On te promet que ce sera rapide et sans douleur, comme ça l'a été pour ta salle bâtarde de mère. » Et là c'est trop tard. Callyl hurle de ton son petit être. L'instinct lycan prend le dessus sur le côté humain. Il retire son t-shirt et se laisse glisser dans la boue tandis que la pluie s'intensifie. Callyl ne prend pas la peine de retirer son jean ni ses chaussures. Pour les deux hommes c'est trop tard. La transformation commence. Son nez devient museau, ses dents deviennent crocs, ses membres des pattes. Quelques secondes plus tard on se retrouve devant un lycan hargneux et furax. Son pelage se lisse quand le vent le frôle. Mais il n'a aucune sensation. Il s'élance, rapidement, trop rapidement il ne réfléchit pas, tout ce qu'il voit c'est cette silouhette devant lui qui braque son fusil. Le bruit du pistolet retentit alors que la balle d'argent fuselée frôle l'oreille du lycan sans l'atteindre. Dans un bon il se jette sur son tireur qui tombe en arrière. Et là c'est là fin. Ses crocs se plantent dans la jugulaire de l'homme, il la déchire comme du papier, le sang chaud ruisselle dans sa gueule et le corps inerte de l'homme ne bouge plus. Il est mort.

Mais la victoire n'est pas complète. Une douleur lancinante, brûlant envahi sa patte arrière droite alors qu'il s'effondre sur le sol. Callyl n'avait pas pensé au deuxième homme. Et lui en a profité. La balle à en argent à traversé sa patte de part en part, et la douleur est insupportable. Il hurle à la mort. L'un à perdu son ami, son frère d'armes, l'autre souffre le matyr. Le deuxième homme s'approche du lycan souffrant sur le sol, mais au lieu de le tuer il lance son pistolet par terre et se baisse à son niveau. « Tu l'as tué. Tu l'as tué. Je te jure que je te tuerais, mais pas maintenant. Repose toi, reprend des forces ta mort viendra bien assez tôt. » L'homme se relève et tourne les talons à Callyl puis transplane. Le jeune lycan souffre à un point de nom retour. Ses poils redeviennent de la peau, il se transforme en humain, contre son gré cette fois. Son corps nu se retrouve dans la boue froide, lui commence à avoir de la fièvre et il ne peut plus marcher. Callyl s'accroche à la boue pour essayer de ramper mais elle glisse entre ses doigts. Il ne peut rien faire. Il va sûrement mourir ici. Il n'y'a personne pour l'aider à part des bruits de pas qui approchent derrière lui. Callyl lutte contre la douleur et esquive un sourire. C'est la fin. « Si vous voulez me tuer faites ça vite... Une balle dans la tête suffira. »

Il tourne le dos à l'inconnu qui se trouve derrière lui. Callyl ferme les yeux attendant que la sentence tombe enfin pour qu'il puisse s'endormir à jamais. Moment dont il a tant rêvé dans ses nombreux songes.
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Abaddon M. Van Hellsing

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MessageSujet: Re: this is war ◊ (pv)   Dim 24 Jan - 20:33

SORRY BRO'.


Gaëlle. Luke. Le bien. Le mal. Deux extrêmes opposés. Une fille sympathique, douce. Une monstre de narcissique. Et entre eux? Abaddon, le regard vague quand il lit le livre qu'il a sous la main. Personne ne peut le lire. Après tout, c'est du phénicien. Luke est sans doute très intelligent, mais pas assez pour ça. Pas assez pour déchiffrer la langue alchimiste par excellence. Mais Abaddon ment, il ne lit pas. Gaëlle est dans ce fauteuil, endormi, et son regard dessine les traits de son visage, avec une petite pointe au coeur. Encore aujourd'hui, il a mentit. Il ne fait que ça, mentir. Encore et toujours. Pourtant, qu'on ne s'y trompe pas : ce n'est pas un jeu. Loin de là. C'est presque une défense. La vérité est qu'il n'est qu'un lâche. Il ne veut pas se l'avouer, mais c'est bien ça, la vérité. Il ne mérite pas vraiment d'être aimer. Que ce soit par Gaëlle qu'il trompe, et par Luke qui sait, lui, pertinemment qu'il continue sa petite vie avec Gaëlle. Leur baiser cachait, voilait. Devant elle. Devant elle qui ignore, qui à beau les regardes, ne les voit pas. Son regard glisse sur Luke. Il est beau, comme un ange, mais dans l'oeil il a cette lueur morbide et attirante à la fois. C'est une attirance malsaine, comme il n'en a jamais eu avant. C'est ce sentiment d'être pris au piège, d'avoir envie. C'est mordant. Sa peau frissonne. Il la sent qui se tends, il sent ses muscles qui se bandent, et surtout, sa gorge qui se sert. Impossible de parler. Il se lève, laisse choir le livre sur son fauteuil. Dix minutes que Callyl est partit. Abaddon s'approche de la table à manger et attrape sa veste de feutre, l'enfile. Elle sent Luke. Il le sait. Et Gaëlle le saura, tôt ou tard. Abaddon renifle, un peu. Il a envie de serrer Callyl, de tout lui avouer. De lui dire qu'il n'est rien qu'une merde. Qu'il est un lâche. Mais Callyl n'est pas là. Il entoure sa nuque de son écharpe. Un instant son regard tombe sur Gaëlle qui se réveille, un peu. Son regard cherche dans la pièce, mais elle sent bien qu'il est ici. Alors son regard se pose sur Abaddon, qui va pour parler quand Luke se plante devant lui. Une main possessive, il l'embrasse. Et Abaddon réponds, rougissant un peu. Ces baisers invisibles, ces baisers qui violent son coeur sans le savoir, il les subit et les désire à la fois. Il sent ses joues rougies, il sent sa respiration se saccadaient. Dieu sait qu'il en crève. Mais finalement Luke le relâche. Le prédateur en a assez. Abaddon essuie ses lèvres du revers de sa main, un peu confus, et finalement il regarde Gaëlle. Elle n'a rien vu. Elle n'a rien vu, et Abaddon s'extirpe des mains de Luke, sortant de cette pièce qui sent la luxure et le mensonge. Il n'en peut plus de cette atmosphère. Il n'en peut plus de mentir. Mais il le doit bien. Il reste un instant derrière la porte, renifle un peu. Et finalement il avance dans le couloir sombre, descends les marches. Il y a là un petit vieux qui le salut. Abaddon le salut, lui aussi.

Il n'a rien à se reprocher, lui. Il n'est pas rechercher. Il n'est qu'un simple fugueur. Il avance dans la ruelle, tranquille, sortant de sa poche un paquet de cigarette. Des Malboro. Il en prends une, la tient entre ses lèvres et l'allume. Dans l'obscurité de la rue, Abaddon n'est qu'une forme informe et obscure. Il a ce manteau de nuit, et le point rouge de sa cigarette forme un oeil étrange. Il s'arrête, un instant, réfléchissant à où il pourrait trouver Callyl. Alors il se rappelle de la boucherie, et des faims nocturnes du lycanthrope. Peut être y sera t-il. Son pas emboîte sa pensée, alors il avance, calmement. Il emprunte les mêmes ruelles, il regarde ses pieds qui empruntent les mêmes traces. Seulement il s'arrête, relève un peu la tête. Dans la nuit, un corps est allongé sur le sol. Callyl. Un instant cette pensée lui traverse l'esprit et il frissonne d'horreur. Aurait-il osé? Il avance, un peu plus vite, et se penche, retourne le corps et finalement se redresse en grimaçant. Lui est mort. Et ce n'est pas Callyl. Mais les crocs et les coups de griffes qui l'ont dévisagé rappellent les lycanthropes, et ça, Abaddon le sait. Il relève la tête, balaye la rue. Sur le sol, une autre masse se dessine. Il s'avance, doucement. Avec cette retenue particulière. Il a peur. Peur de comprendre. Peur de voir son meilleur ami sur le sol. Peur de... de tout. Peur de le perdre. Son cœur rate un battement. Cette voix, il la connaît. Elle aussi. « Si vous voulez me tuer faites ça vite... Une balle dans la tête suffira. » « Je t'interdis de mourir! » La voix d'Abaddon tombe comme une sentence, mais elle n'a rien de mauvaise ou de méprisante. Il n'est pas un chasseur. Aussi il s'avance, un peu plus vite, découvrant la nudité de Callyl – ainsi que la beauté de ce corps dans la boue. Car oui, depuis qu'il a connu Luke, il se trouve plus sensible aux charmes masculins, et ce corps, tordu de douleur certes, où des traces de sang et de lutte se dessinent, ce corps là... Abaddon secoue la tête, retirant de ses épaules sa veste pour la poser sur Callyl, s'agenouillant dans le sol, tirant à lui le corps de son meilleur ami. Callyl n'est pas mort, et il respire. Il tourne la veste de sorte à pouvoir voir le torse de Callyl, passant sa main dessus, un peu tremblante. « Tu... tu as mal? Il t'a touché où? Callyl, ça va aller? On peut pas aller à l'hôpital... je... Merde. » Il sait pas, il est perdu, un peu paniqué. Ce n'est pas tous les jours qu'on trouve son meilleur ami dans la boue, et blessé.

_________________

    Même douloureuse, démente, épuisante, triste à se tuer, cette vie reste une vie d'exception; je ne l'échangerais pas contre la vie des gens à qui il n'est jamais rien arrivé.
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