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 Public Enemies.

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Marla Cassandra Grey

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Patronus&Epouvantard : Un grad freux - Ezechkiel Scylence sous le baiser du détraqueur
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MessageSujet: Public Enemies.   Mar 12 Jan - 2:55


    En moyenne 85 pour cent de la population, même chez les sorciers, pense que mettre son argent en banque c'est le mettre en sûreté. Et bien pourtant ce n'était certainement pas ce que pensait Marla Grey. La nuit était tombée depuis peu sur Londres. A ce moment de la journée, les rues n'étaient pas très fréquentées, non plus que la banque d'ailleurs. Une jeune femme ceintrée dans une robe en denim gris ardoise, un compagnon de cuir noir tenu sous son bras nu, entrait dans le bâtiment baroque, non sans une certaine élégance. Il était 19h12. Le bruit de ses talons hauts, qui n'empêchaient pas de remarquer qu'elle était petite et menue, attira l'attention sur elle. Il n'y avait qu'un pauvre diable criblé de dettes au guichet numéro 13 qui essayait de négocier un prêt auprès du gobelin en charge de son compte. Marla sourit, légèrement moqueuse. Les banques étaient plus avares encore que les avares qui y plaçaient leur argent. Surtout cette banque là. Ses lèvres maquillées d'un rouge sombre très sobre s'étirèrent doucement comme elle se présentait au guichet 22.

    Snibril - Nous allions fermer mademoiselle.', grinça le vieux gobelin avachi derrière son comptoir de banque lustré.

    Marla jeta un coup d'oeil appréciateur au marbre se faisant la réflexion que le marbre vert qu'elle avait chez elle était mieux lustré que ça. Elle afficha un air déterminé, le genre auquel on ne pouvait pas dire non:

    Marla - Vous alliez mais vous n'avez pas encore fermé n'est-ce pas?...
    Snibril - Nous...
    Marla - C'est ce qu'il me semblait.', sa voix était si douce, si avenante. Une jeune femme tout à fait charmante. Elle posa son compagnon de cuir sur le comptoir. Neuf ans de cavale sans l'ombre d'un échec, cela donnait des ailes à un brin d'arrogance. Non ce n'était pas de l'arrogance c'était pire: de la confiance en soi,' Je désirerai résilier mon compte chez vous.
    Snibril - Réquoi?!!... pardon?
    Marla - J'ai l'intention de retirer tout l'argent que j'ai déposé chez vous et de résilier mon compte.
    Snibril - Mais, mais... ça n'est pas possible! Ca n'se fait pas! Ca ne s'est jamais fait!', perdant un peu patience.
    Marla - Allons je suis certaine qu'il y a bien un moyen, c'est écrit sur mon contrat de banque. Je me doute bien que ça n'a pas du arriver très souvent...

    Elle saisissait toutes les occasions de repousser les échéances. Il fallait laisser le temps à Ezechkiel de faire ce qu'il avait à faire. Elle ne devait pas ni être reconnue ni donner son nom avant de le voir passer le pas de la porte. Ils avaient préparer ce coup là sur des mois. C'était très risqué certes. Deux fugitifs qui viennent résilier un compte à Gringotts. Soit ça finirait très mal soit ce serait le casse du siècle. Elle entrait en banque comme John Dillinger, tranquille et classe, quoiqu'elle tenait sans doute plus de l'innocente Billie Frechette. A ceci près qu'elle n'était pas l'amante d'Ezechkiel. Sa baguette pressait légèrement contre sa cuisse, sous les pinces de sa robe, retenue par des bas irréprochables. Elle releva le menton se prêtant au jeu de la grande dame qu'elle n'était pas. Ses cheveux noirs encadraient son visage lui donnant une noblesse qui ne s'était plus vue chez les Grey depuis des lustres.

    Snibril - Ce n'est pas une procédure simple. Je vous propose de revenir demain pour prendre rendez-vous avec un conseiller.', tenta-le gobelin récalcitrant en rajustant sur son nez ses lunettes en demi-lune.
    Marla - Oh c'est inutile, je n'ai pas besoin d'un conseiller en finance je vous remercie.', elle jeta un coup d'oeil sur le côté comme d'autres gobelins la dévisageaient. Ils devaient commencer à sentir une vague ressemblance avec... ils ne savaient pas encore qui. Un visage d'adolescente qui les hantaient depuis neuf ans déjà, mais qui avait bien changé. Marla sentit l'adrénaline monter, il lui fallait l'arrivée théâtrale d'Ezechkiel, le moment où elle tirerait sa baguette et où le gros de leur plan se mettrait en marche. Un casse. Quelle idée ils avaient eu. Je souhaiterai résilier mon compte et...', elle jeta un coup d'oeil par dessus son épaule, dans la rue elle distinguait déjà cette longue silhouette familière. Un brin d'excitation au coeur elle poursuivit, glissant discrètement sa main à sa baguette,' je vais le résilier... maintenant.


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Ezechkiel E. Scylence

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MessageSujet: Re: Public Enemies.   Ven 15 Jan - 0:29




    Tic tac. Tic tac.
    C'est le bruit de sa montre, quand il la regarde. Un gamin passe dans la rue. Il s'arrête, un instant. Regarde cette étrange silhouette masquée dans la pénombre. Il relève doucement la tête, et le démon croise le regard de l'enfant. L'enfant frisonne et reprends sa petite course. Sale gamin. Le démon se décolle finalement du mur, un sourire simple sur les lèvres. Son regard se pose sur une affiche de lui. L'homme est identique, il le fixe et il a un sourire identique au sien à ce moment. Cet homme fait peur. Ezechkiel fait peur. Il aime ça. Il remet les lunettes sur le haut de sa tête et sa vieille casquette, qu'il baisse. C'est une casquette de quidditch. Pour les MM. Il déteste le sport. Mais il aime bien savoir que l'un d'entre eux est maintenant à Azkaban et qu'un autre sombre dans l'alcool. Car c'est amusant, tout simplement. Un drôle d'humour, certes, mais de l'humour tout de même. Tic tac. Tic tac. C'est l'heure qui défile. Aucun badaud dans les rues. Il avance, calme et seul. Sa longue veste qui forme comme une traînée nébuleuse dans son dos. Il est démon et dans l'obscurité, il ne luit rien de lui. Pas une lumière. Pas un éclat de pupille qui puisse détacher cette masse informe quoi que longiligne de la pénombre. Sous cette casquette, un visage qu'on ne voit pas. Il pourrait se transformer en quelqu'un qu'il n'est pas. Il pourrait devenir une femme aussi. Mais il ne le sera pas. Plutôt crever. Il a trop cet amour de lui, trop cette envie d'être reconnu et à la fois d'être laisser tranquille. Contradictoire? Personne a dit qu'il ne l'était pas. Sociopathe. C'est le mot qui lui sied le mieux. Derrière ce visage d'ange, ce sourire à faire damner les saints, une seule chose qui fait froid dans le dos : le manque de culpabilité. Incapable de ressentir la moindre douleur, incapable de ressentir la frustration ou de compatir. Il est un monstre qui évolue en silence, et dans la nuit, il monte les marches de Gringotts. Il n'a pas besoin de relever un tant soit peu sa tête. Il sait où elle est. Si sa baguette est dissimulée au fond de sa manche, tout chez lui l'indique comme étant un noble. Un dans de ce monde. Avec cette démarche princière et ce port altier, cette façon de se tenir droit comme un i, avec juste la tête penchée. Il s'arrête derrière Marla, si proche d'elle. Il se penche, remonte un peu sa casquette. De là, il n'y a que ce gobelin qui le voit. Il a un sourire dévorant alors que le Gobelin écarquille les yeux. Il en sue déjà.

    « Vous, vous... » « Sssch. Il ne vous sera fait aucun mal si vous coopérez. » Dans l'obscurité, la baguette d'Ezechkiel luit. « Imperium. » Le Gobelin reste tendu, un instant, avant de cligner des yeux. Ezechkiel a un plus large sourire encore. « Dîtes à vos amis de partir, que vous allez fermer après nous avoir donner ce que nous cherchons. »

    Le Gobelin regarde Ezechkiel, puis Marla, et se tourne finalement vers ses collègues. Certains d'entre eux sont déjà descendus de leur siège, et sont presque rameutés. Ezechkiel a alors baissé la tête. Il attends, patiemment. Le Gobelin parle, et il les convainc, avec un langue simple et sympathique, quasiment doucereux. Ils partiront, un par un. Pendant ce temps, Marla reste là, et Ezechkiel penchait par dessus semble la faire disparaître derrière son manteau de nuit, d'un noir corbeau. Tout le monde part, sauf notre très cher ami Gobelin qui s'arrête au milieu du hall. Ezechkiel se redresse alors, doucement, se décalant un peu de la jeune sorcière. Son regard se pose sur le petit Gobelin qui se rapproche.

    « Que voulez-vous? » « Nous aimerions résilier les comptes de … » Le regard bleu d'Ezechkiel brille un instant. Il s'arrête en plein milieu de sa phrase quand un gobelin qui n'était pas encore sortit la vu, et il s'élance vers un couloir. L'enfoiré! Marla a compris, elle aussi. « Fermez moi cette porte! »

    Le Gobelin, qui ne semble pas plus affoler, se dirige lentement vers la porte. Seulement, le Gobelin a disparu. L'autre Gobelin. Ezechkiel peste intérieurement. Un témoin est un témoin de trop. Il jette un regard à Marla. Maintenant, il va falloir user des bons et grands moyens. Celui de la force. Et de l'intelligence. Lentement, il se déplace dans le hall. Le couloir étant fermé, la sale vermine n'a pas pu partir bien loin. Vers la gauche. Ezechkiel déteste la droite – purement symbolique. Alors il va vers la gauche, laissant à Marla le soin de tourner autour de sa proie si elle le désire. Il est lent. Très lent. Et il a remonté cette immonde casquette, laissant voir dans l'obscurité deux billes bleus et luminescentes. Il suffit de le trouver, et d'avancer. Quelque chose lui touche le manteau. Lentement le regard froid et dur se pose sur le Gobelin ensorcelé. Ses grands yeux le fixent, fasciné.

    « Et maintenant, maître? » « Qu'est-ce... »

    Le sort le touche de plein fouet, et il s'envole, se fracassant contre un mur. Seulement, en lançant son sort, il a également dévoilé sa position. Alors qu'il se décolle du mur, il a un rire. Avec Marla et Ezechkiel, le Gobelin ne peut rien. Et il ne serait pas étonné de le voir étriper sur le sol au moment où il remet en place sa casquette.

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Marla Cassandra Grey

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MessageSujet: Re: Public Enemies.   Ven 15 Jan - 23:15


    Elle laissait Ezechkiel arriver jusque derrière elle, tout proche, sans pour autant montrer qu'elle l'avait vu. Elle l'avait vu évidemment mais ses prunelles vertes fixaient le gobelin face à elle, l'obligeant presque à soutenir son regard. Il était amusant pour elle de voir comme se tenir loin des autres si longtemps lui avait donné un ascendant fort sur eux. En même temps qu'elle s'était guérie ou peu s'en fallait de ses crises d'angoisse, elle avait inversé la tendance; c'était des autres qu'émanait la peur avant même qu'ils ne la reconnaissent vraiment. Ezechkiel l'englobait dans son ombre, elle était si petite devant lui qu'elle aurait pu se fondre dans son manteau de ténèbres. On aurait presque dit que c'était sa place.

    « Vous, vous... »
    « Sssch. Il ne vous sera fait aucun mal si vous coopérez. Imperium. Dîtes à vos amis de partir, que vous allez fermer après nous avoir donner ce que nous cherchons. »

    Le laissant faire, elle sortit de son ombre protectrice. Elle n'en avait plus tant besoin qu'avant, du moins ce n'était pas un besoin maladif c'était un besoin accepté. Une habitude de n'être jamais séparée de lui, pas vraiment. Une certitude rassurante disons. Allant à son gré dans le Hall de la Banque elle laissait leur nouveau larbin se charger du sale boulot. Petit à petit les gobelins pliaient bagage en bons fonctionnaires. L'un d'eux la regardait toujours soupçonneux mais elle eut un sourire de miel si doux qu'il détourna le regard, l'esprit tranquille. Cette charmante jeune femme n'était personne. Avec les autres, le pauvre type au découvert monstrueux sortit. Il reviendrait sans doute le lendemain si la banque ouvrait. Tandis que le gobelin se refait expliquer ce qu'ils veulent, comme convaincu que le mari doit être plus censé que sa compagne, elle observe, cherche quelque chose du regard. Son regard chemine derrière les bureaux, elle cherche une porte en particulier. C'est à ce moment là qu'elle entend Ezechkiel sur le qui-vive donnant l'ordre que l'on ferme une porte. Elle comprend sans même voir, sa baguette est déjà tendue vers la bonne direction pourtant il est trop tard. La petite peste a filé. Ils échangent un regard entendu. Il prendra à gauche c'est certain. Dans le même temps qu'il fait cela, elle ferme l'immense porte à double battants de la banque, qui obéit sans résister.

    Satisfaite, toujours prudente, elle fit patiemment le tour. Elle a appris que dans la précipitation on ne fait jamais rien de bon. Elle savait qu'elle pouvait jouer sur la peur du gobelin. Il avait vu le visage d'Ezechkiel, il savait qui elle était et elle avait fermé la porte principale. Il était fait comme un rat, à moins de connaître une sortie qu'eux ne connaissaient pas. Il fallait bien le dire, c'était là son seul avantage sur eux.

    Un peu de grabuge. Marla hâta le pas, très à l'aise sur ses talons. Son regard eut le temps de saisir le mouvement dans l'ombre mais elle fit mine de n'avoir rien vu, c'est sur Ezechkiel que se posèrent. Il n'avait strictement rien évidemment. Elle sourit assez sournoisement et alors, un trait vert fendit l'obscurité, rappelant ses yeux à elle. Les yeux assassins de Marla Grey. Radicale.

    « Mh.» Ce qui devait signifier trop facile. « Gobalufors »

    Cela n'avait rien de certain mais elle se devait d'essayer. Le petit corps sans vie craqua bizarrement. La peau semblait durcir et blanchir à vue d'oeil. Elle s'approcha égaillant d'un index la bouche bée d'horreur du gobelin qui venait de laisser bêtement sa peau sur son lieu de travail. Elle retira son doigt, le visage finissant de se changer en marbre. Elle aimait le marbre, c'était un matériaux qui lui était agréablement familier. La statuette du gobelin s'en alla rejoindre le grand Hall. Une fantaisie qu'elle s'accordait de s'imaginer les gens admirer cette statue au visage rieur, se fiant simplement à ce qu'ils voyaient sans savoir qu'ils s'amusaient d'un véritable cadavre. Ce n'était pas que malsain de sa part, c'était surtout sa façon à elle de critiquer cette façon que les gens avaient de ne juger qu'à l'apparence. On l'avait condamnée parce qu'elle avait le visage de sa mère, revenir dans la ville qui avait voulu l'envoyer au baiser du détraqueur pour si peu, ne pouvait que lui endurcir le coeur. Elle n'avait aucune compassion pour Londres. Oh ça, il n'y avait pas deux Londres. Pas deux trous noirs et sales comme un boyau d'égout dans le monde. Du moins aux yeux de la jeune Grey.

    « Coffre 713 je vous prie. »
    « Bien sûr. »
    « je présume que vous n'avez pas besoin de pièce d'identité?»
    « Bien sûr que non madame. »

    Il les conduisit dans les couloirs mal éclairés. Marla ne disait rien. Elle en pensait déjà plus à ce gobelin qu'elle avait tué. Elle n'aimait pas tuer en un sens. Ce n'était une sadique qui prenait plaisir dans la mort. Elle avait bien du tuer une fois ou deux pour se défendre, et il y avait eu Tyler aussi, celui là elle ne l'oubliait pas et elle en gardait une certaine culpabilité. Mais pour les autres, elle les avait oubliés, tout simplement. Cela ne l'empêchait pas de dormir. Elle laissa Ezechkiel grimper le premier dans le minuscule wagonnet avant de prendre place près de lui, se serrant un peu, frileuse par avance. Son coffre était a une profondeur élevée, il allait faire froid sous très peu. Le petit voyage sur les rails dura quelque temps:

    « Cette casquette est affreuse. »', avoua-t-elle pour passer le temps, plus habituée à le voir se vêtir avec goût.

    Elle savait bien pourquoi cette casquette là d'ailleurs. Ezechkiel s'amusait de drôle de chose parfois. Pour elle, les mésaventures de l'équipe écossaise de Quidditch la laisser complètement froide. Elle s'amusait d'autre chose et qui impliquait rarement les autres c'était vrai. Elle aimait les choses simples. Elle se satisfaisait de rien et là, dans le petit wagon qui les amenait à une vitesse endiablée vers les trois coffres des Grey. Ils freinèrent sans douceur, Marla regarda Ezechkiel puis la large porte noire sans serrure de son coffre. Elle posa sa main sur la surface noire et lisse, prenant bien garde d'agir simultanément au gobelin. La main d'un Grey et celle d'un gobelin. Ca avait toujours été le choix de la famille Grey pour la sécurité de leurs richesses. A l'étage en dessous, ils auraient eu droit à un dragon. Elle jeta un regard à Ezechkiel comme pour lui rappeler qu'à l'étage en dessous il y avait toujours les dragons et leurs gardiens. Ils ne devaient sous aucun prétexte déclencher cette maudite alarme dont on disait qu'elle rendait fou.

    La porte vibra. Une multitude de petits mécanismes s'étaient mis en branle laissant facilement imaginer tout les petits rouages derrière le mur d'acier. Il y eu un grincement sinistre. Une montagne de gallions dormait la dedans et à quelques choses près les livres que Marla préférait du temps où elle était à Poudlard, et un petit sac à dos que sa tante Lilith avait retrouvé sous son lit. Ses doigts se refermèrent sur la sangle du sac avec quelque chose de presque affectueux mais elle ne s'attarda pas.


    « Il y a trop d'or pour tout emporter d'un coup Maître...»

    Marla ouvrit son petit compagnon noir qui ce matin même était encore un vieux sac de cours d'Ezechkiel. Ils avaient pris la sale manie des sacs sans fond.

    « Ne vous inquiétez pas de cela. »




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Ezechkiel E. Scylence

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MessageSujet: Re: Public Enemies.   Lun 25 Jan - 1:09


    Il s'était relevé, un peu agacé mais au moins, elle s'en était débarassée. Il avait bien entendu le sort. Il savait qu'elle était là, pour lui. Mais ça ne l'enchantait pas réellement. Il aurait aimé le tuer de ses propres mains, pour lui faire comprendre que l'on n'attaquait pas Ezechkiel Scylence. Surtout pas de dos. Il remit en place sa casquette, l'oeil noir, et remit en place son vêtement, l'époussiérant. Il détestait tout ce qui n'était pas droit, pas correctement repassé. Il prenait le soin de repasser ses chemises, avec une grande application, sauf quand Marla s'en chargeait avant lui. Si dans les « couples », l'homme ne faisait jamais rien, c'était très différent chez Marla et Ezechkiel. Car Ezechkiel avait été et était encore aujourd'hui plus maniaque que Marla, et c'était sans doute à cause de lui qu'elle avait attrapé quelques manies particulières. Cette obsession de la propreté ne l'avait quitté, aussi quand il remarqua un cheveu sur sa veste, il le retira avec une mine blafarde. Il détestait ça. La saleté. Et les gobelins, aussi. Il remit finalement ses manchettes en place et s'approcha de Marla, d'un pas décidé.

    « Coffre 713 je vous prie. »
    « Bien sûr. »
    « je présume que vous n'avez pas besoin de pièce d'identité?»
    « Bien sûr que non madame. »

    Il vise une nouvelle fois la casquette sur sa tête. Sous celle la, ses yeux bleus brillent d'une lueur malsaine. Pour l'instant, tout semble bien. Tout semble se dérouler comme il le faut. Il suivit le gobelin, sans un mot. Il avait ce sourire victorieux sur les lèvres, ce sourire qui avait tout de cynique et de sévère à la fois. Ses longs doits se refermèrent sur eux même quand il monta dans le wagonnet. Ses longs doigts avaient cette dextérité qu'ont les taxidermistes. Il était un sadique en puissance. Mais il ne tuait jamais pour le plaisir. Car ça, c'était réservé à l'Homme, et que lui, n'avait jamais appartenu à l'humanité comme telle. Marla se mit près de lui, et il la regarda. Il faisait attention à elle comme un amant le fait de son aimée, sans jamais pourtant lui avoir ravi le moindre baiser. C'était une sorte de relation platonique. En quelque sorte.

    « Cette casquette est affreuse. »
    « Je savais qu'elle allait te plaire. »

    Il eut un sourire amusé. Seulement, maintenant qu'ils avançaient, le froid était devenu mordant. Il retira sa veste, la posant sur les épaules de la jeune fille. Il ne voulait pas qu'elle est froid. Et surtout pas qu'elle tombe malade. Une fois leur avait suffit. Il détestait les maladies. Ces ignobles bactéries. Il les détestait. Toutes. Finalement le wagonnet s'arrêta et c'est en chemise noire et cravate encore plus noire que sa chemise. Il avait cette façon de se tenir droit comme un i et d'avoir l'air d'un prince. Sans doute la marque de cette aristocratie dont il descendait. Il regardait autour de lui, avec un petit regard inquiet. Il détestait les gens. Et surtout d'être poursuivi. Lui qui aurait voulu une vie calme et tranquille... quelle blague. Les portes s'ouvrirent sur le trésor des Grey – et plus exactement sur celui de Marla.

    « Il y a trop d'or pour tout emporter d'un coup Maître...» Ezechkiel eut un sourire, laissant Marla devant la tonne de pièce qui se tenait dans la salle.
    « Ne vous inquiétez pas de cela. »

    Il tourna le dos au gobelin et à Marla, le regard bleu métallique fixant les railles. Aucun bruit. Juste le choc des pièces sur les autres, très lointain dans le sac sans fonds. Ezechkiel était tendu. On ne les voulait pas vivant, tous les deux. Un Avada était aussi simple à faire qu'un stupéfix. Surtout avec la somme au bout. Il tenait sa baguette avec force. Il n'avait pas peur. Il avait juste la hantise d'avoir oublier quelque chose. Un détails. Un simple détails. Quel détail? C'était comme en cours. Il y avait un détail. Un seul. Qui lui échappait. Ce détail, c'était... c'était peut être un fantasme. Peut être une idée issue de son imagination fertile. Il tourna le dos, et regarda. Marla était là. Elle avait, avec sa baguette, bientôt tout rafler. Non. Il y avait une épine quelque part. Ça ne pouvait pas être comme ça. Juste comme ça.




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Marla Cassandra Grey

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MessageSujet: Re: Public Enemies.   Mar 9 Fév - 1:27


    Elle le regarda faire, devinant presque simultanément chaque passage de la main d'Ezechkiel sur l'éventuel pli de son vêtement. Il était très maniaque, plus que la plupart des gens auraient pu le supporter et sans doute cela avait-il empiré avec le temps, mais Marla s'y était faite depuis longtemps et sans doute cela avait affecté son quotidien. Pour preuve cette réflexion amusé à propos de sa casquette. Elle n'y pouvait rien, il l'avait sans doute un peu trop habitué à l'élégance au quotidien même quand ils restaient tous les deux à la maison comme le plus souvent d'ailleurs.

    Ezechkiel - « Je savais qu'elle allait te plaire. »
    Marla - C'est évident.', répondit-elle moqueuse.

    Elle accueillit sa veste offerte en prenant bien soin de ne pas la froisser. Elle savait bien pourquoi il la couvait comme ça. Il faisait froid certes, pas assez pour mourir de froid, assez pour se rappeler qu'une fois elle était tombée bêtement malade. Et ni lui ni elle n'avait envie de revivre l'expérience. Marla ne pensait pas sérieusement pouvoir attraper un coup de froid mais par égard pour lui et sa germaphobie, elle se laissait couvrir sans protester. Il avait bien suffisamment donné de sa personne en ne l'immolant pas pour détruire les microbes, elle devait bien le lui rendre d'une façon ou d'une autre. C'était sa façon à elle.
    Devant le coffre il ne lui fallut pas bien longtemps pour rafler la quasi totalité des gallions trébuchants qui tombaient dans son compagnon noir sans fond. Elle ne pouvait pour autant éclipser ce sentiment de bizarre. Peut-être parce qu'elle sentait qu'Ezechkiel était tendu. Elle tourna un instant le regard lui comme par nécessité. Elle était pourtant d'un calme olympien mais... elle le lisait dans ses yeux. Quelque chose n'allait pas. Elle le sentait comme si l'idée venait uniquement d'elle. Dans un sens c'était le cas puisqu'il n'était pas tout à fait un autre. La dernière pièce tinta, elle referma le compagnon promptement, il pesait lourd mais ce n'était absolument rien comparé au poids véritable de ce qu'il contenait. Elle recula de quelque pas pour laisser sortir le gobelin sous impero. C'est à c'est instant qu'une série de choses que ni Ezechkiel ni Marla n'avaient prévues s'enchaînèrent les une à la suite des autres.
    Tout d'abord, deux silhouettes qui ne se dessinaient par encore tout à fait dans l'obscurité mais leur pas les trahissaient déjà. Ils arrivaient sans se douter de rien, discutant tranquillement de leur prochaine garde. Des gardiens de dragons. Juste derrière Ezechkiel. Marla jeta un regard vers lui. Ils devaient réfléchir vite et de façon efficace. Tout se passerait bien malgré l'imprévu.
    Pendant ce temps, le gobelin qui les accompagnait referma la porte. Un étrange clic fit faire volte face à Marla qui brandissait déjà sa baguette. Moins d'une fraction de seconde après ce clic, une sirène épouvantable retentit, obligeant Marla à se plaquer les mains sur les oreilles. Elle tomba à genoux, le visage crispé de douleur mais elle ne lâchait pas sa baguette, bien trop consciente que la lâcher signerait leur arrêt de mort à tous les deux. Elle jeta un regard froidement sérieux à Ezechkiel. Un autre. Ils devaient garder la tête froide. Elle tendit une main vers la sienne au risque de perdre l'usage d'un de ses tympans. Les deux gardiens qui avaient jusque là été tranquilles s'affolèrent. Ils les repairèrent bien vite. Marla lança un avada qui projeta l'un des deux types dans le vide, en dessous du rail sur lequel le wagonnet les avait emmené.

    Marla - C'est quoi cette alarme?! REPONDS!', somma-t-elle en brandissant sa baguette vers le gobelin, plus menaçante que jamais.

    La pauvre créature ne semblait pas comprendre pourquoi Marla se mettait en colère. Bientôt un fin filet de sang perla à l'oreille de la jeune femme, elle replaqua sa main sur son oreille discernant à grand peine sur les lèvres de la stupide créature qui venait de les trahir...

    - C'est l'alarme qui c'est déclenchée parce que vous avez complètement vidé le coffre. Le Codex stipule que si l'on vide un coffre en entier, il faut que le gobelin en chef entre le code pour arrêter l'alarme.', Marla hurla quelque chose d'indiscernable à l'encontre du gobelin,' je croyais que vous étiez au courant.', il avait l'air sincère c'était bien ce qu'il y avait de plus agaçant.

    Mais Marla n'eut pas le temps de riposter. Un énorme tremblement se fit entendre. Gringotts n'était pas gardée que par des gobelins et des hommes. Il y avait aussi les dragons et ça, Ezechkiel comme Marla le savait pertinemment. La lueur rougeoyante au fond du gouffre ne présageait rien de bon. Déjà le petit wagonnet sautait de ses rails et plongeait dans le vide, leur seule issue possible.

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MessageSujet: Re: Public Enemies.   

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